XV de France: Ramos, droit au but

XV de France: Ramos, droit au but
L'arrière Thomas Ramos (g) transforme un penalty lors du match de poules de la Coupe d'automne face à l'Ecosse, à Murrayfield, le 22 novembre 2020ANDY BUCHANAN
 
 

Pied et points liés. Propulsé titulaire à l'arrière en l'absence d'Anthony Bouthier puis buteur avec la blessure de Romain Ntamack, Thomas Ramos a inscrit 14 points, son meilleur total en Bleu, et permis au XV de France de s'imposer à Murrayfield pour la première fois depuis 2014.

Désigné buteur par Fabien Galthié, pour "permettre à Matthieu Jalibert de se concentrer sur son rôle" d'ouvreur, le Toulousain (25 ans, 13 sélections) a su saisir sa chance face à l'Ecosse, histoire de démontrer qu'il est plus que ce remplaçant de luxe, cet impact player aux prises d'initiative audacieuses qui déroutent les défenses adverses en fin de match.

Il n'avait plus inscrit le moindre point depuis une transformation face aux Etats-Unis (33-9), après un essai de Yoann Huget (6e), lors du Mondial-2019 au Japon. C'était aussi sa dernière titularisation en Bleu avant dimanche.

Sa précision face aux perches, avec 14 points, dont quatre pénalités, a donc fait mal aux Écossais.

Le polyvalent Toulousain n'a raté qu'un seul match depuis l'arrivée de Fabien Galthié sur le banc français, le premier, face à l'Angleterre. Indiscutable finisseur, comme on appelle les remplaçants du côté de Marcoussis, Ramos a joué sa chance à fond, comme il l'a promis dans la semaine précédent la victoire devant l'Ecosse.

"Si j'ai la chance de démarrer, j'aurai envie de montrer que, moi aussi, je peux jouer ce genre de gros matches internationaux", avait-il confié.

"Depuis la mise en place du nouveau staff, je n'ai pas eu beaucoup de temps de jeu, j'ai été souvent remplaçant, je suis rentré quelques fois. Si on me donne ma chance, à moi de la saisir", avait également assuré Ramos.

- Fin de match difficile -

Il voulait rassurer le staff du XV de France? Mission accomplie avec un 100% au pied en première période (3 sur 3) qui a maintenu les Bleus dans le match avant que Virimi Vakatawa ne fasse sauter le verrou écossais en seconde période.

Car avant ça, les Bleus, d'habitude si offensifs, avaient été muselés par la défense locale, la meilleure du Tournoi des six nations 2020 (59 points encaissés, le total le plus faible depuis l'Irlande en 2015).

C'est donc Ramos qui a surnagé, maintenant les coéquipiers de Charles Ollivon à flot, en libérant Jalibert, décisif sur l'essai de Vakatawa (42e).

Mais tout n'a pas été parfait, à commencer par ce coup de pied contré par Chris Harris (50e), sur un renvoi aux 22, qui a mis ses coéquipiers en difficulté, ou encore cette tentative aussi lointaine (54m) que précipitée en toute fin de match (76e).

Sous la pluie et le vent, le buteur clinique et chirurgical a dû se contenir un peu à Murrayfield, brider son naturel de relanceur fantasque et culotté. Il n'a pas enchaîné les chandelles comme Ntamack, ni tapé un coup de pied de mammouth comme Bouthier. Moins brillant qu'avec Toulouse, Ramos s'est montré patient. Tout simplement. Comme souvent.

Sa polyvalence lui avait un temps coûté sa place. Désormais, il le dit lui même: "Je considère que mon poste, c'est N.15."

"Je me suis habitué à ce poste d'arrière, j'ai un peu plus de temps pour prendre les décisions, notamment sur les contre-attaques", assure-t-il. Fini de ramer pour Ramos.




 

Vos commentaires