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F1: Coup double pour Verstappen et Red Bull en Espagne

 
F1
 

Vainqueur en terres catalanes, le Néerlandais Max Verstappen (Red Bull) a bénéficié des déboires de son rival Charles Leclerc lors du GP d'Espagne pour venir récupérer les rênes du championnat de Formule 1 aux dépens du Monégasque, désormais deuxième.

Sous des températures dépassant les 35 degrés dans l'air et les 45 degrés sur la piste, le pilote de la Scuderia, dominateur depuis le début de week-end, faisait cavalier seul en tête du GP peu avant la mi-course, loin devant ses poursuivants, le Britannique George Russell (Mercedes) et Verstappen, alors à la lutte pour la deuxième place, quand il a dû abandonner à cause d'un problème moteur.

Une sacré coup de chance pour le Batave qui comptait alors 19 unités de retard sur Leclerc, avant la 6e manche de la saison.

La victoire du champion du monde en titre, parti en deuxième position, ne semblait pas d'emblée acquise puisqu'il s'est d'abord fait une belle frayeur dès les premiers tours de piste: parti à la faute au neuvième tour, il est tombé à la quatrième place derrière son coéquipier Sergio Pérez et Russell, et très loin derrière son rival Leclerc.

Comble de malchance, une fois la priorité laissée par Pérez dans sa lutte pour la deuxième place face à Russell, Verstappen a indiqué avoir, comme lors des qualifications, des ennuis avec son DRS --le volet monté sur l'aileron arrière qui s'ouvre pour gagner en vitesse de pointe-- ne parvenant pas à dépasser son adversaire pendant une vingtaine de tours.

"J'étais dans le rythme et j'essayais de passer mais mon DRS ne fonctionnait pas toujours ce qui a rendu les choses difficiles", a expliqué Verstappen à l'arrivée. "C'était un début difficile mais la fin est bonne!".

Après l'abandon de Leclerc, le Néerlandais, aidé par un nouveau train de pneus et l'arrêt aux stands de son adversaire du jour, est parvenu à prendre les rênes la course, soutenu tout du long par la politesse de son coéquipier Pérez, tenu de le laisser passer en course, selon les consignes de l'équipe.

"C'était serré et je suis heureux pour l'équipe, mais nous devons parler plus tard", a d'ailleurs indiqué le Mexicain.

- Mercedes dans la course -

Sur le circuit de Barcelone-Catalogne à Montmelo, Verstappen a décroché le 24e succès de sa carrière et le quatrième cette saison, après les GP d’Arabie saoudite, d'Emilie Romagne en Italie et de Miami.

C'est d'ailleurs sur ce même circuit qu'il a remporté sa première victoire en catégorie reine, devenant au passage le plus jeune vainqueur d'un GP de F1, et cela depuis la création du Championnat du monde en 1950.

En terres espagnoles, il devance son coéquipier mexicain Sergio Pérez, deuxième, et Russell. Verstappen compte désormais 110 points au général, contre 104 pour Leclerc et 85 pour Pérez.

L'Espagnol Carlos Sainz, parti troisième devant Pérez et Russell mais auteur d'un mauvais départ, arrache tout de même la quatrième place et sauve les meubles chez Ferrari, qui perd au passage la tête du championnat au profit de Red Bull.

Parti à la 5e place sur la grille, le Britannique Lewis Hamilton a subi un accrochage avec la Haas du Danois Kevin Magnussen (parti 8e) dès l'entame de la course, incident qui l'a conduit à repasser par les stands. Il signe tout de même la 5e place... et le retour des Mercedes dans la course ?

L'écurie championne du monde en titre, en difficultés depuis le début de la saison, a profité du circuit catalan, que pilotes et écuries connaissent par coeur après une trentaine de GP depuis 1991 et les essais hivernaux tous les ans entre 2014 et 2020 puis en 2022, pour apporter un lot d'améliorations sur ses monoplaces qui semblent porter leurs fruits.

"Je crois que nous avons enfin résolu nos problèmes", a déclaré Russell.

"La voiture s'est bien comportée en course, notre rythme est plus proche de celui des meilleurs, ce qui est incroyable", s'est réjouit son coéquipier, septuple champion du monde de la catégorie.

Le Finlandais Valtteri Bottas signe derrière les hommes de tête une belle sixième place au volant de son Alfa Romeo, suivi par l’Alpine du Français Esteban Ocon, pourtant parti 12e sur la grille. Son coéquipier Fernando Alonso, parti du fond de la grille après un changement de moteur, assure la 9e place.

L'autre Français de l'épreuve, Pierre Gasly (AlphaTauri), "déçu" et "frustré" à l'issue de la course, termine 13e.


 

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