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F1: Sebastian Vettel n'a pas le droit à l'erreur ce week-end

F1: Sebastian Vettel n'a pas le droit à l'erreur ce week-end

Sorti de piste alors qu'il avait course gagnée, Sebastian Vettel, dans les barrières, frappe son volant de dépit: l'Allemand aborde le Grand Prix d'Allemagne ce week-end avec l'intention de se racheter de l'erreur commise l'an dernier.

"Nous devons nous rattraper, moi particulièrement, et j'ai hâte de courir à Hockenheim", clame le pilote Ferrari.

Cette faute, alors que, leader, il s'était laissé surprendre par la pluie, n'était pas sa première en 2018 - ni en 2017 d'ailleurs -, mais elle est parmi celles qui lui ont couté le plus cher.

Avant ce fameux GP, il était en course pour le titre mondial face au Britannique Lewis Hamilton (Mercedes). Après, Vettel s'est irrémédiablement laissé décrocher, ne remportant plus qu'un seul succès, en Belgique fin août.

Et 2019 est plus "difficile" encore, de son propre aveu: Ferrari est loin de Mercedes (en témoignent les 164 points d'écart entre les deux premières formations au classement des constructeurs) et le pilote de 32 ans à des kilomètres des deux dernières saisons, qu'il a terminées vice-champion du monde.


"Dans quelle direction aller" ?

Au classement des pilotes, le natif d'Heppenheim, à une quarantaine de kilomètres d'Hockenheim (ouest de l'Allemagne), n'est que quatrième, à 100 points du leader Hamilton, 61 du Finlandais Valtteri Bottas (Mercedes), deuxième, et 13 du Néerlandais Max Verstappen (Red Bull), troisième.

Son équipier Charles Leclerc est cinquième à trois longueurs mais le Monégasque de 21 ans fait bien meilleure impression. Leclerc est en effet passé à deux reprises tout près de la victoire (à Bahreïn fin mars et en Autriche fin juin), quand Vettel s'est surtout fait remarquer par deux nouvelles erreurs.

Au Canada début juin, il est sorti alors qu'il menait et les commissaires, qui ont jugé dangereux son retour en piste devant Hamilton, lui ont imposé une pénalité qui l'a privé de la victoire. En Grande-Bretagne mi-juillet, dernière course en date, il s'est classé seizième et avant-dernier après avoir percuté Verstappen, alors que tous les deux se battaient pour la troisième place.

Résultat, une troisième course consécutive sans monter sur le podium. Et toujours plus de spéculations concernant son avenir, en pleine saison des transferts.

"C'est un moment difficile pour Sebastian, qui se trouve soumis à une pression différente de celle dont il a l'habitude", résume Ross Brawn, ancien ingénieur star de la Scuderia devenu directeur sportif de la F1. "Il doit se demander dans quelle direction aller désormais, sachant que, cette année encore, ses chances de ramener Ferrari au sommet s'amenuisent."


"Changer d'environnement"

Au Canada, l'Allemand a dû démentir des rumeurs de retraite. La tendance est désormais à un changement d'équipe - pour pourquoi pas retrouver le giron de Red Bull, avec qui il a été champion du monde entre 2010 et 2013 -, alors que son contrat avec la Scuderia court jusqu'à fin 2020.

Ne comptez pas sur Helmut Marko, conseiller spécial de l'écurie autrichienne, pour éteindre l'incendie. "Sebastian devrait changer d'environnement, c'est-à-dire d'équipe, a-t-il affirmé au magazine allemand Autobild. Même si je ne vois aucune possibilité en 2020."

La situation n'est pas sans rappeler 2014, quand Daniel Ricciardo le bousculait chez Red Bull: Vettel n'avait remporté aucun succès, pour la première fois depuis 2007, quand l'Australien, lui, en engrangeait trois. L'année suivante, il avait rejoint la mythique écurie italienne.

"Je ne suis pas trop inquiet", assurait tout de même le pilote Ferrari après le GP de Grande-Bretagne. "Je sais que je peux avoir de meilleurs résultats le dimanche." Au cap de la mi-saison (le GP d'Allemagne est le onzième sur 21), il est grand temps de le prouver !

D'autant que son équipe, ainsi que Red Bull, ont peut-être un coup à jouer grâce au retour, jusqu'à samedi du moins, des températures caniculaires: en Autriche, elles avaient empêché Mercedes, souffrant de problèmes de refroidissement, de rouler à plein régime.

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