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GP d'Arabie saoudite de F1: Hamilton au rendez-vous des essais libres

 
F1
 

On l'attendait aux avant-postes sur un circuit très rapide qui devait convenir à sa Mercedes: Lewis Hamilton a dominé les essais libres du premier Grand Prix d'Arabie saoudite, sur le nouveau circuit urbain de Jeddah, vendredi.

Le plus rapide des essais libres 1 dans l'après-midi en 1 min 29 sec 786/1000, le septuple champion du monde a abaissé son chrono à 1 min 29 sec 18/1000 lors de la deuxième séance de nuit, la seule représentative des conditions des qualifications et de la course.

Hamilton a devancé son équipier finlandais Valtteri Bottas de 61/1000, le Français Pierre Gasly (AlphaTauri) de 81/1000 et le Néerlandais Max Verstappen (Red Bull), leader du championnat mais 4e seulement, de 195/1000.

Les Alpine de l'Espagnol Fernando Alonso et du Français Esteban Ocon, la Ferrari de l'Espagnol Carlos Sainz Jr, l'AlphaTauri du Japonais Yuki Tsunoda, la Red Bull du Mexicain Sergio Pérez et la Ferrari du Monégasque Charles Leclerc complètent le Top 10 des EL2.

Des résultats à pondérer car les pilotes Mercedes étaient chaussés de pneus medium, moins rapides sur un tour que les gommes tendres de leurs rivaux, et car le trafic a ralenti plus d'un pilote sur cette piste étroite.

Convertir son avantage en qualifications samedi à 20h00 locales (18h00 françaises) puis en course dimanche à 20h30 (18h30) sera crucial pour Hamilton car Verstappen a une première chance de sacre ce week-end.

- Verstappen pour le titre -

Le Néerlandais peut remporter son premier titre dans la catégorie reine du sport automobile, au terme de la 21e et avant-dernière épreuve de la saison, s'il porte de 8 à 26 longueurs au moins son avance en tête du championnat.

Cela signifie marquer 18 points de plus que le Britannique, a minima. Pour cela, il faudrait que le pilote de 24 ans termine 1er ou 2e dimanche (ce qui, sauf incident, est à sa portée) et que son rival de 36 ans trébuche (ce qui est moins probable).

Au contraire, une victoire assortie du meilleur tour permettrait au pilote Mercedes d'égaliser au classement si Verstappen était 2e ou de prendre les devants s'il faisait moins bien.

Or, sur le papier, le circuit de la Corniche de Jeddah est favorable aux Flèches d'argent. Ce tracé tout en longueur doit mettre en valeur leur vitesse de pointe.

Vendredi soir, aucun des deux principaux protagonistes de la saison n'était pleinement satisfait.

"Nous ne sommes pas rapides sur un tour comparés aux autres, estimait Hamilton. Mais notre rythme de course n'était pas mauvais, donc qui sait ? (...) Nous ne sommes pas dans une mauvaise posture mais il y a un peu de travail."

"On a eu du mal à faire monter nos pneus en température (...) et on a fait quelques changements entre les deux séances d'essais qui n'ont pas fonctionné. Mais j'espère qu'on trouvera les bons réglages pour les +qualifs+", réagissait Verstappen.

- Leclerc dans le mur -

Avec, a priori, peu d'opportunités de dépassement en course, les positions sur la grille de départ pourraient être cruciales.

Étonnamment, sur un circuit que les pilotes empruntent pour la première fois et qui, entre les hautes vitesses et les murs très proches, s'annonçait piégeux, peu se sont laissés prendre.

Tous ont été sages en essais libres 1. En EL2, les pilotes Haas Mick Schumacher et Nikita Mazepin se sont fait une petite frayeur. Puis, à cinq minutes de la fin, Leclerc, en tête-à-queue à haute vitesse au virage 23, a heurté les barrières de sécurité. Bilan, une monoplace endommagée mais pas de changement de châssis ou de moteur en vue et un pilote indemne.

En accueillant la F1, comme de plus en plus d'événements sportifs et culturels ces dernières années, l'Arabie saoudite poursuit sa campagne pour améliorer son image à l'international et diversifier son économie pétrolière.

Ses détracteurs l'accusent de "sportwashing", c'est-à-dire d'utiliser ces grands rendez-vous pour faire oublier ses manquements aux droits humains.


 

 




 

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