Cyclisme espoir: les conséquences du coronavirus sur les coureurs espoirs belges

 
 

La pandémie de coronavirus et les règles appliquées en Belgique ont des conséquences sur les coureurs cyclistes belges. Les sportifs souffrent de l'absence de compétitions, en particulier les jeunes. D'après plusieurs coureurs espoirs que nous avons interrogés, nous risquons de perdre une génération de potentiels champions si les compétitions ne reprennent pas rapidement.

Ce dimanche, nous avons retrouvé trois espoirs du cyclisme belge à. Au programme: une sortie sous la pluie dans le village. Ils tentent de garder le rythme alors qu'il n'y a plus aucune compétition depuis sept mois. "On va rouler avec des amis. C'est le plus simple pour se motiver je pense. Et puis on essaie de changer un peu les entraînements, de faire un peu plus ludique", explique Tom Schyns, coureur espoir. "Je ne pense pas qu'au cyclisme en ce moment", confie Sven Hassert, coureur espoir lui aussi.

Ces jeunes sportifs sont pourtant dans une période charnière. C'est cette année qu'ils sauront s'ils passent en catégorie professionnelle. Mais comment les évaluer sans la moindre course organisée? "Pour moi c'est une année cruciale. Je suis en quatrième année et dernière année espoir. Je dois montrer mes capacités cette saison. C'est cette saison ou jamais", indique Johan Meens, coureur espoir.

"C'est difficile de choisir des coureurs qui n'ont pas fait de compétition, ou très peu. Vu qu'on demande de la régularité, on demande de voir sur quels types de parcours ils vont être les meilleurs… donc le choix va vraiment être difficile, oui", explique Christophe Detilloux, le directeur sportif de l'équipe cycliste Bingoal Wallonie Bruxelles.

Inégalités par rapport à l'étranger

Les jeunes coureurs belges n'ont pas la même chance qu'à l'étranger. En France, en Espagne, en Italie ou en Autriche, toutes les compétitions continuent. La situation crée des inégalités. "C'est frustrant parce que nous on veut montrer ce qu'on vaut, et eux peuvent le faire. Mais c'est surtout lorsqu'on va se retrouver sur des courses internationales, ils vont avoir un niveau au-dessus", s'exprime Johan Meens.

Selon les trois espoirs que nous avons interrogés, les courses doivent impérativement reprendre au mois de mai, au risque de voir disparaître une génération de potentiels champions.




 

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