Froome n'a pas battu le record d'ascension du Mont Ventoux, mais...

 
 

Seul au monde dans le paysage lunaire du Mont Ventoux, Chris Froome s'est affirmé comme le grimpeur le plus fort du Tour de France pour gagner dimanche la 15e étape et conforter son maillot jaune à une semaine de l'arrivée.

Inévitablement, l'incroyable ascension du Mont Ventoux par Chris Froome a fait polémique dès les premières accélérations (mais quelles accélérations!) du Britannique. Il a lâché tout le monde, y compris le petit grimpeur colombien, Nairo Quintana. 

Le chrono de l'ascension du Mont chauve par Chris Froome est estimé à 59 minutes. C'est assez loin du record d'Iban Mayo en 2004, lors du Criterium du Dauphiné Libéré: 55’51. Mais il s'agissait d'un contre-la-montre, alors que Froome avait déjà 200 km dans les jambes, tout comme Lance Armstrong et Pantani, en 2000, qui l'ont gravi en 57'50".

Remarque importante: Mayo, Armstrong et Pantani ont tous été convaincus de dopage... 

 

Une minute, ça compte 

On note donc une grosse minute de différence entre Froome et Armstrong. Ecart insignifiant ? Non, car c'est le retard des poursuivants: Nieve, Rodriguez, Kreusiger et Contador, ce dimanche. Quintana, lui, est à seulement 30 secondes. 

Vous l'avez compris: comparaison n'est pas raison. La performance de Froome, téléguidé à l'oreillette durant toute l'ascension, est physiquement impressionnante. Et chacun, derrière sa télévision, a fait son analyse.

Il serait peu judicieux, l'histoire nous le rappelle hélas trop souvent, de donner un jugement définitif. "On ne sait jamais", reste la déclaration la plus prudente. 

Certains, cependant, prennent la peine d'analyser en détails les performances de Froome. Et leurs conclusions, si l'on se base uniquement sur les chiffres, sont effrayantes.  




 

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