Michael Schär, exclu du Tour des Flandres pour un jet de bidon, s'exprime sur Instagram

Michaël Schär règle ses comptes après son exclusion du Tour des Flandres:
 
 

Le Suisse Michael Schär (AG2R Citroën) a été mis hors course du Tour des Flandres par les commissaires, dimanche, pour avoir jeté un bidon hors de la zone prévue à cet effet, ont annoncé les organisateurs. Ce que le coureur n'apprécie pas.

Le règlement de l'Union cycliste internationale (UCI), adopté début février, interdit depuis le 1er avril ce geste traditionnel des coureurs. "J'étais encore sous le coup de l'émotion suite à un incident qui venait de me faire perdre du temps. J'ai jeté sans vraiment réfléchir mon bidon à un endroit où se trouvaient quelques spectateurs", a raconté l'équipier du Belge Greg Van Avermaet (3e). "Le temps de me rendre compte de mon erreur, il était trop tard pour faire demi-tour", a-t-il regretté selon le site de la télévision flamande Sporza.

L'Américain Kyle Murphy (Rally) avait été le premier coureur à être sanctionné pour ce motif, samedi, lors du GP Indurain en Espagne. Dans les courses d'un jour, la sanction prévoit la mise hors course. Dans les courses par étapes, la première infraction est sanctionnée de 30 secondes de pénalité, la deuxième de deux minutes et la troisième d'une mise hors course.

Sur Instagram, Michael Schär n'a pas caché son amertume. Furieux, il a adresse une lettre ouverte à l'UCI afin de clarifier sa vision des choses, en s'appuyant sur un de ses souvenirs d'enfance. "Je m’en souviens comme si c’était hier. J’étais sur les routes du Tour de France 1997 avec mes parents […] Je me souviens de cette atmosphère électrique qui s’est créée au fur et à mesure que le peloton approchait. J’ai été impressionné par la vitesse et la facilité de ces coureurs. A ce moment-là, j’ai compris que je voulais devenir un coureur professionnel. Depuis ce jour, j’ai vécu en fonction de ce rêve. Ce jour-là, j’ai reçu un bidon de la part d’un coureur professionnel. Ce morceau de plastic a rendu complète mon addiction au cyclisme. Chaque jour quand je rentrais chez moi, ce bidon me rappelait ce rêve de devenir professionnel […] Aujourd’hui, je suis devenu pro à mon tour et j’ai la chance de rouler au milieu de tous ces spectateurs heureux. Quand la course est calme, je garde toujours un bidon vide jusqu’au moment où je tombe sur des enfants en bord de route. Je leur lance gentiment à leurs pieds pour qu’ils puissent le cueillir en toute sécurité. Il y a deux ans, j’avais lancé mon bidon à une petite fille. Ses parents m’ont raconté que depuis ce jour, elle ne parle que de ce bidon… et peut-être qu’un jour elle deviendra cycliste.

Il y a des moments pour lesquels j’aime notre sport. Personne ne peut nous enlever cette partie de notre sport. Nous sommes le sport le plus accessible. Un sport qui partage ses bidons avec le public. C’est aussi simple que ça. Le cyclisme, c’est simple", a écrit Schär sur Instagram.

La sanction en soi fait beaucoup parler sur les réseaux sociaux, certains estimant notamment qu'elle est trop sévère au vu de la dangerosité de ce geste. Le Suisse aura au moins clarifié la situation sur Instagram. 

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