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Violences après une manifestation interdite aux USA: Trump critiqué pour avoir refusé de désigner le coupable

Violences après une manifestation interdite aux USA: Trump critiqué pour avoir refusé de désigner le coupable
 

Un rassemblement de mouvements d'extrême droite américains a dégénéré en violences qui ont fait un mort et des dizaines de blessés samedi à Charlottesville (Virginie), suscitant une controverse après une prise de position ambiguë du président Donald Trump.

Le refus du président américain Donald Trump de condamner spécifiquement les groupes d'extrême droite après les violences qui ont émaillé samedi un rassemblement de l'extrême droite américaine à Charlottesville (Virginie) a été critiqué par ses adversaires démocrates, mais aussi par certains républicains. 

Son ancienne rivale à la présidentielle Hillary Clinton l'a ainsi critiqué sans le nommer et plusieurs Républicains ont pointé du doigt l'attitude du milliardaire. Les événements ont même fait sortir de son mutisme l'ancien président Barack Obama.

Le rassemblement controversé de groupuscules de l'extrême droite américaine, qui aviat déjà provoqué des heurts durant la journée, a viré au drame quand une voiture a foncé sur la foule des contre-manifestants antiracistes, faisant un mort et 19 blessés.


"Une honte et un danger pour nos valeurs"

Le président américain a condamné ces violences sans se prononcer sur la responsabilité de l'un ou l'autre des camps en présence. "Nous devons TOUS nous unir et condamner tout ce qui représente la haine. Il n'y a pas de place en Amérique pour ce type de violences", a-t-il écrit sur Twitter. Donald Trump a ensuite donné une conférence de presse improvisée sur son lieu de vacances à Bedminster (New Jersey). "Nous condamnons dans les termes les plus forts possibles cette énorme démonstration de haine, de sectarisme et de violence venant de diverses parties", a-t-il déclaré. La haine et la division doivent cesser, et elles doivent cesser immédiatement", a lancé le président.

Interpellé par des journalistes, il a refusé de condamner spécifiquement les mouvements d'extrême droite. Une attitude qui a suscité de nombreuses critiques, tant dans les camps démocrate que républicain. Hillary Clinton, battue à l'élection présidentielle de 2016, a ainsi critiqué le milliardaire sans le nommer. "Chaque minute où nous permettons à cela de se poursuivre par un encouragement tacite ou par inaction est une honte et un danger pour nos valeurs", a-t-elle tweeté.


"Important pour la nation d'entendre le président décrire les événements de Charlottesville pour ce qu'ils sont"

Le sénateur républicain John McCain a, pour sa part, réagi dans un communiqué de presse dont le titre évoque "l'attaque de suprémacistes blancs". D'après l'ancien candidat à la présidentielle, ce n'est "pas moins" que l'héritage des pères fondateurs des Etats-Unis, stipulant que tous les hommes sont égaux, qui est "mis en danger" par "l'attaque violente à Charlottesville où au moins une personne a perdu la vie... durant une confrontation entre nos meilleurs anges et nos pires démons." "Les suprémacistes blancs et les néonazis vont, par définition, à l'encontre du patriotisme américain et des idéaux qui nous rendent si spéciaux en tant qu'hommes et en tant que nation", dit encore M. McCain.

Le sénateur républicain de Floride Marco Rubio est lui aussi intervenu sur Twitter. "Très important pour la nation d'entendre le président décrire les événements de Charlottesville pour ce qu'ils sont, une attaque terroriste menée par des suprémacistes blancs". Depuis lors, le président Trump a exprimé ses condoléeances aux proches de la personne décédée.

Les événements de samedi ont poussé Barack Obama, prédécesseur de M. Trump à la Maison Blanche, a sortir de son mutisme. Il a en effet tweeté pour la première fois depuis le 20 juillet, partageant une citation de l'ancien président sud-africain Nelson Mandela: "Personne n'est né avec la haine pour l'autre du fait de la couleur de sa peau, ou de son origine, ou de sa religion. Les gens doivent avoir appris à haïr, et s'ils peuvent apprendre à haïr, ils peuvent apprendre à aimer car l'amour jaillit plus naturellement du cœur humain que son opposé."

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