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Colruyt accélère l’automatisation de la préparation de ses courses en ligne. Dans son entrepôt dédié, 134 robots assistent désormais les équipes chargées de rassembler et d’emballer les commandes. Déployées progressivement depuis la mi-avril, ces machines s’inscrivent dans un investissement de 19 millions d’euros destiné à moderniser l’organisation logistique du distributeur.
Sur le terrain, le changement se joue surtout sur la vitesse d’exécution. L’objectif annoncé est de préparer les commandes jusqu’à cinq fois plus vite qu’auparavant. Les robots assurent une mission très concrète : ils transportent des bacs remplis de produits jusqu’aux collaborateurs, qui prélèvent ensuite les articles nécessaires pour composer les paniers des clients. Une fois cette étape terminée, les bacs repartent automatiquement vers la zone de stockage.
Le système repose sur une importante infrastructure logistique. À proximité des zones de préparation, une machine de stockage centralise les marchandises. Colruyt la présente comme la plus grande installation de ce type dans l’e-commerce en Belgique, avec 40.000 emplacements disponibles. L’entreprise prévoit déjà d’aller plus loin, avec un objectif de 200 robots dans les trois prochaines années, afin d’absorber une activité en hausse.
Cet effort financier répond à une évolution nette du marché. Les Belges sont de plus en plus nombreux à commander leurs courses sur internet, ce qui pousse les acteurs de la grande distribution à renforcer leurs capacités. Dans un secteur très concurrentiel, la rapidité de préparation, la fluidité des flux et la capacité à traiter davantage de commandes deviennent des atouts majeurs pour rester compétitif.
Reste la question de l’emploi, souvent au centre des débats lorsqu’une entreprise automatise une partie de son activité. Dans cet entrepôt, 250 personnes travaillent actuellement. Selon l’entreprise, aucun licenciement n’est prévu à ce stade. L’ambition affichée est de produire davantage avec les mêmes moyens humains. La robotisation modifie surtout l’organisation du travail : elle soutient les équipes dans les tâches répétitives et de transport, sans se traduire, pour l’instant, par une suppression de postes.






















