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La présidente de la Commission européenne a confirmé mardi une année supplémentaire de flexibilité des obligations imposées aux exportateurs de méthane, gaz à fort effet de serre, afin d’éviter des coûts supplémentaires en cette période de crise des prix des carburants.
Elle répond ainsi, devant le Parlement européen à Strasbourg, au président français Emmanuel Macron qui lui avait demandé de décaler d’un an l’entrée en vigueur des obligations de déclaration imposées aux importateurs d’hydrocarbures par le règlement européen méthane.
À partir du 1er janvier 2027, les importateurs européens de gaz naturel, de pétrole brut et de charbon ont normalement l’obligation de démontrer que leurs fournisseurs respectent des normes de mesure, de déclaration et de vérification (MRV) des émissions de méthane équivalentes à celles exigées au sein de l’Union européenne, pour les contrats conclus ou renouvelés après le 4 août 2024.
Le Nigeria, les États-Unis, le Qatar et l’Algérie avaient mis la pression sur l’UE en juin dernier. Le quatuor avertissait des risques pesant sur l’approvisionnement énergétique européen, dès lors que les règles sur le méthane pourraient réduire les approvisionnements disponibles pour l’Europe et faire grimper les coûts.
La Commission européenne avait déjà nettement assoupli ce règlement en juillet, en renonçant pendant trois ans aux amendes auxquelles s’exposaient les entreprises d’hydrocarbures.
La semaine dernière, les membres du G7 ont en outre convenu de libérer 100 millions de barils de diesel et de pétrole brut pour contribuer à stabiliser les prix mondiaux de l’énergie.
La Commission européenne va aussi lancer un «dialogue stratégique» sur les raffineries européennes et mettre sur pied un nouveau groupe de travail chargé de regrouper la demande énergétique. «Nous voulons passer d’une simple mise en relation à l’agrégation de la demande et charger un opérateur de marché de procéder aux acquisitions conjointes», a expliqué Mme Von der Leyen.





















