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« Comme si ces morts n’existaient pas » : la colère de Jean-Pascal van Ypersele face aux 2.000 décès de la canicule, il charge le gouvernement

Ajoutez-nous à vos favoris Google Face aux incendies et à la multiplication des épisodes de chaleur, le spécialiste du climat Jean-Pascal Van Ypersele souligne l’urgence d’une réaction politique et sociale en Belgique.

Jean-Pascal Van Ypersele, professeur à l’UCLouvain et climatologue était l’invité du RTL info 19 heures dimanche. Il est venu évoquer les incendies, mais aussi les vagues de chaleur qui touchent nos régions.

On peut se demander si on doit s’attendre à vivre en Belgique ce que vivent aujourd’hui Bordeaux et le Bassin Méditerranéen. Pour le spécialiste, la réponse est claire : « malheureusement, oui. Sans aucune hésitation », répond-il. Selon lui, « on n’a pas réduit comme on aurait dû le faire il y a 30 à 40 ans les émissions de gaz à effet de serre et donc nous avons le fruit de notre impréparation et de notre insouciance par rapport au climat ».

On parle souvent des impacts du réchauffement climatique sur les forêts, les cultures ou les écosystèmes. Mais il touche aussi directement nos vies. « C’est pour cela que je porte une cravate noire aujourd’hui », répond Jean-Pascal Van Ypersele. Il trouve « scandaleux que plus de 2.000 personnes soient décédées ces dernières semaines en Belgique à cause des canicules, qu’il n’y a pas eu une minute de silence ni au Parlement ni dans les mots du Premier ministre, ni aux gouvernements wallon ou flamand », a-t-il ajouté.

La vague de chaleur de juin et début juillet 2026 en Belgique a entraîné une surmortalité d’environ 2.000 décès selon l’institut de santé publique Sciensano, soit une hausse de 48 % par rapport aux chiffres dits « normaux ».

« On continue à être dans l’impréparation »

Le climatologue dénonce le manque de réaction du gouvernement et son manque d’empathie. « C’est comme si ces morts n’existaient pas, comme si c’était seulement des statistiques. Ce qui est scandaleux, c’est qu’on ne rend pas hommage à la dignité des personnes qui sont décédées, mais on continue à être dans l’impréparation. On a eu 1.200 décès en 2003, plus de 2.000 plus de 20 ans plus tard. Où sont les effets des plans de préparation et d’adaptation ? Où sont les espaces où on peut se réfugier quand il fait trop chaud dans les écoles et dans les hôpitaux ? », a-t-il déclaré, en colère.

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