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Il y a encore quelques années, son nom était presque inconnu chez nous. Aujourd’hui, les voitures BYD sont de plus en plus présentes sur les routes belges. Le constructeur chinois, dont le nom signifie « Build Your Dreams », s’est spécialisé dans les véhicules électriques et hybrides rechargeables et mise notamment sur des prix compétitifs et des voitures très équipées.
À Liège, la progression est spectaculaire. Dans la concession Car Avenue, l’activité est passée de 180 véhicules vendus il y a deux ans à environ 700 aujourd’hui. Et le parking témoigne de cet engouement : une vingtaine de voitures sont déjà prêtes à être livrées, tandis qu’une trentaine d’autres attendent encore d’être préparées.
Des prix attractifs et des équipements de série
Dans le showroom, les curieux aussi se multiplient. Et lorsqu’on leur demande ce qui pourrait les convaincre de choisir une marque chinoise, les mêmes arguments reviennent : le prix, les équipements et la technologie. « Au niveau rapport qualité-prix, je pense que c’est une bonne marque et que c’est intéressant », estime une riveraine. Un autre souligne un marché chinois « très concurrentiel » qui « met des moyens pour y arriver ». « Ces voitures-là, elles ont beaucoup de choses que les autres n’ont pas », ajoute un troisième.
Un modèle hybride est par exemple proposé autour de 27.000 euros. Alain, lui, est venu essayer un véhicule 100 % électrique. Et il estime que les constructeurs chinois ont une longueur d’avance : « Les Chinois sont en avance depuis bien plus longtemps que nous au niveau électrique. Et puis, au niveau du prix, je n’ai pratiquement pas d’option. Tout est compris. »
Derrière ces tarifs attractifs, BYD dispose également d’un autre atout : la maîtrise d’une grande partie de sa production. « BYD produit tout son véhicule de A à Z. Il n’y a pas de sous-traitance. À part les pneus et les vitres, tout est fabriqué par BYD », affirme David Noens.
L’Europe tente de protéger son industrie
BYD est loin d’être un cas isolé. Les constructeurs chinois se multiplient sur le marché européen et gagnent progressivement du terrain, en particulier dans l’électrique et l’hybride.
Une concurrence qui inquiète l’Europe. Pour tenter de rééquilibrer le rapport de force et protéger son industrie automobile, l’Union européenne a notamment instauré des droits de douane supplémentaires sur certaines voitures électriques fabriquées en Chine.
Pour David Noens, l’arrivée de ces nouveaux acteurs s’inscrit toutefois dans une évolution déjà observée par le passé. « Il y a 30 ans, vous aviez les marques japonaises et coréennes qui sont arrivées et qui sont maintenant de gros concurrents aux marques européennes. Maintenant, ce sont les Chinois qui arrivent avec cette faculté à être très rapides au niveau de l’évolution et de la technologie. »
Une percée devenue difficile à ignorer : lors du dernier Mondial de l’Auto de Paris, les constructeurs chinois occupaient une place particulièrement importante. Et au vu de la croissance enregistrée dans les concessions belges, ils semblent bien décidés à s’installer durablement sur le marché européen.






















