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Ce carburant à moins d’un euro le litre suscite un regain d’intérêt en Belgique : « Une quarantaine d’euros pour une autonomie de 620 kilomètres »

Ajoutez-nous à vos favoris Google Alors que les prix de l’essence et du diesel pèsent sur le portefeuille des automobilistes, une alternative attire à nouveau l’attention : le LPG. Ce carburant, vendu à moins d’un euro le litre, permet de réduire considérablement le coût d’un plein. Mais entre frais d’installation et contraintes pratiques, est-ce vraiment une solution intéressante pour les conducteurs belges ?

Faire le plein de sa voiture à moins d’un euro le litre : l’image peut paraître surréaliste au vu des prix actuels des carburants. C’est pourtant une réalité pour les automobilistes qui roulent au LPG, aussi appelé GPL (gaz de pétrole liquéfié). Une alternative à l’essence et au diesel qui suscite un regain d’intérêt dans le contexte actuel.

Annick a fait ce choix et ne le regrette pas. « J’ai mis pour 31,56 euros, donc je vais avoir une autonomie de 620 kilomètres », explique-t-elle. Un montant qui ne correspond toutefois pas à un plein complet, puisqu’il lui restait encore du carburant dans son réservoir. « Comptez, quand vous faites le plein, 40 à 45 euros », précise-t-elle. Soit un plein qui lui revient environ deux fois moins cher.

Une installation à plus de 3.000 euros, rentabilisée après 40.000 kilomètres 

Si le prix à la pompe constitue le principal argument du LPG, passer au gaz représente néanmoins un investissement de départ. Pour convertir un véhicule d’occasion, il faut actuellement débourser un peu plus de 3.000 euros. Une dépense qui peut être amortie après environ 40.000 kilomètres parcourus. 

Lionel Laffut fait partie des rares garagistes qui réalisent encore ce type d’installation en Belgique. Pour limiter la perte d’espace dans le véhicule, les automobilistes privilégient généralement une solution bien précise : « Le plus fréquemment demandé, pour perdre le moins de place possible dans le coffre, ce sont des réservoirs en lieu et place de la roue de secours. » 

Avec les prix actuels des carburants, le professionnel constate un léger regain d’intérêt pour cette alternative. Mais le coût de la conversion reste un frein important. « On a évidemment plus de demandes. Maintenant, ce qui refroidit peut-être un peu les gens, c’est de devoir réinvestir un peu plus de 3.000 euros à l’heure actuelle », constate-t-il. 

Le garagiste souligne toutefois que le marché a considérablement diminué au fil des années. « Si vous étiez venu il y a dix ans, nous faisions au moins une installation et demie par semaine. C’est de moins en moins à l’heure actuelle. On peut parler maintenant d’une à deux par mois. »

Des véhicules neufs qui attirent aussi les petits rouleurs

Pour éviter les frais de conversion, une autre possibilité existe : acheter directement une voiture équipée d’une motorisation LPG. 

Chez un concessionnaire namurois, les véhicules neufs roulant au gaz attirent davantage l’attention des clients ces derniers mois. Et contrairement aux idées reçues, cette solution n’intéresse plus uniquement les automobilistes qui parcourent de longues distances. « Au départ, on le proposait bien sûr pour les gros rouleurs, pour un aspect économique, mais même des gens qui font de plus petits trajets ont tendance à basculer sur le LPG, ne fût-ce que pour le prix à la pompe tout simplement », explique Philippe Piron. 

Moins de 1 % des voitures en circulation en Belgique

Malgré ses avantages économiques, le LPG reste très minoritaire sur le marché automobile belge. 

L’année dernière, sur les quelque 414.000 nouvelles immatriculations de voitures neuves enregistrées dans le pays, seules 3.100 concernaient des véhicules équipés d’une motorisation au gaz. Aujourd’hui, ces voitures représentent moins de 1 % du parc automobile belge. 

Une situation qui s’explique notamment par le manque d’intérêt des constructeurs pour cette technologie, selon la Fédération belge et luxembourgeoise de l’automobile et du cycle (Febiac). « Il y a de moins en moins de constructeurs qui proposent cette solution dans leur gamme. Il faut savoir que sur les environ 3.000 immatriculations annuelles en LPG, plus de 95 % sont issus du même constructeur automobile », souligne Christophe Dubon, porte-parole de la Febiac. 

« Ce n’est plus vraiment une solution qui est poussée, qui est recherchée par les constructeurs, qui privilégient davantage des solutions qui ne mettent plus rien au niveau de leur pot d’échappement », poursuit-il, en référence notamment aux véhicules électriques. 

Un carburant moins cher... mais pas sans contraintes au quotidien

Au-delà du coût de l’installation, rouler au LPG implique également certaines contraintes pratiques. Le gaz est disponible dans un nombre plus limité de stations-service que l’essence ou le diesel, ce qui peut compliquer les déplacements. 

Les véhicules équipés de cette motorisation sont aussi interdits d’accès dans de nombreux parkings, notamment souterrains. Enfin, selon le type d’installation choisi, le réservoir peut réduire l’espace disponible dans le coffre. 

Autant d’éléments à prendre en compte avant de franchir le pas, même si le prix affiché à la pompe reste particulièrement attractif pour les automobilistes soucieux de réduire leur budget carburant. 

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