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Le taux d’intérêt belge à dix ans a dépassé lundi les 4,3%. Il s’agit de son plus haut niveau depuis l’automne 2008, au lendemain de la crise financière de l’époque. Une hausse des taux d’intérêt est une mauvaise nouvelle tant pour le Trésor public que pour le marché immobilier, car elle rend les emprunts plus coûteux.
La hausse des taux d’intérêt à long terme n’est pas un problème exclusivement belge, mais un phénomène observé partout dans le monde. Aux États-Unis, le taux à dix ans a même progressé lundi de 10 points de base pour atteindre 5,27%, son plus haut niveau depuis près de vingt ans, selon les calculs de l’agence de presse Bloomberg. Le taux allemand à dix ans - la référence en Europe - a dépassé lundi les 3,6%, tandis que le taux français a franchi la barre des 4,7%.
Cette hausse s’explique par l’augmentation des prix du pétrole, due à l’absence de progrès dans les négociations entre les États-Unis et l’Iran. Le prix élevé du pétrole attise l’inflation, ce qui contraindra les banques centrales à relever leurs taux directeurs.
Pour le Trésor public, un taux d’intérêt élevé est une mauvaise nouvelle, car cela rend plus coûteux l’emprunt sur les marchés financiers.
Les crédits immobiliers deviennent également plus chers lorsque le taux d’intérêt à dix ans augmente. Le taux d’intérêt moyen pour un crédit sur 25 ans, à taux fixe pendant les dix premières années, s’élève cette semaine à 4,06%, selon un baromètre d’Immotheker/finotheker. Il atteint ainsi son plus haut niveau depuis 2011.





















