DIRECT RTL INFO
20h25 - Bombardements à Kiev lors de la visite du secrétaire général de l'ONU
La capitale ukrainienne, Kiev, a été la cible de frappes jeudi soir, en pleine visite du secrétaire général de l'ONU Antonio Guterres et pour la première fois depuis mi-avril, ont constaté des journalistes de l'AFP.
Les correspondants de l'AFP ont vu sur place un étage d'un bâtiment en feu, des fenêtres brisées, une forte présence policière et des secouristes. Le maire de Kiev, Vitali Klitschko, a confirmé sur Telegram "deux frappes" sur l'un des quartiers de la capitale.
18h22 - La justice ukrainienne dit avoir identifié plus de 8.000 cas de crimes de guerre présumés
Les enquêteurs ukrainiens ont identifié "plus de 8.000 cas" présumés de crimes de guerre depuis le début de l'invasion russe, a affirmé jeudi la procureure générale d'Ukraine Iryna Venediktova. "Nous avons maintenant plus de 8.000 cas", a-t-elle dit dans un entretien avec le média allemand Deutsche Welle. "Il s'agit en fait de 8.600 affaires concernant uniquement les crimes de guerre et de plus de 4.000 affaires qui sont liées aux crimes de guerre", a précisé Mme Venediktova. Ces crimes présumés comprennent "le meurtre de civils, le bombardement d'infrastructures civiles, les tortures" et les "crimes sexuels" signalés dans le "territoire occupé de l'Ukraine", selon la magistrate. Les procureurs enquêtent également sur "l'utilisation d'armes interdites", a-t-elle ajouté.
17h45 - Les menaces russes d'un recours à l'arme nucléaire sont "irresponsables", juge Biden
Les menaces de Vladimir Poutine d'un recours à l'arme nucléaire sont "irresponsables" et illustrent le "sentiment de désespoir" de la Russie face à la tournure prise par son offensive en Ukraine, a estimé jeudi Joe Biden.
"Personne ne devrait faire des commentaires en l'air sur l'utilisation d'armes nucléaires ou la possibilité d'y recourir, c'est irresponsable", a dit le président américain. "Cela montre le sentiment de désespoir ressenti par la Russie confrontée à son misérable échec au regard de ses objectifs initiaux."
13h42 - La Belgique reste une plaque tournante pour les énergies fossiles russes, selon Greenpeace
La Belgique reste une vraie plaque tournante pour les énergies fossiles russes, si l'on en croit l'organisation environnementale Greenpeace qui a décortiqué le dernier rapport du Centre for Research on Energy and Clean Air (Crea) publié jeudi. L'ONG réitère dès lors son appel à mettre en place un plan national d'urgence d'économie d'énergie pour réduire notre dépendance énergétique envers Moscou et se rendre ainsi moins "complices des crimes de guerre de Poutine".
D'après le rapport du Crea, la Belgique est la septième importatrice mondiale de pétrole et de gaz russes, en raison notamment des importants volumes de gaz fossile liquéfié (GNL) expédiés vers l'Asie.
12h - Les livraisons d'armes à l'Ukraine "menacent la sécurité" européenne, selon le Kremlin
Les livraisons d'armes à l'Ukraine "menacent la sécurité" européenne, a estimé jeudi le Kremlin après un nouvel appel de la ministre britannique des Affaires étrangères, Liz Truss, à livrer davantage d'armes lourdes et d'avions à Kiev.
"Cette tendance à inonder l'Ukraine d'armes, notamment d'armes lourdes, ce sont des actes qui menacent la sécurité du continent et provoquent de l'instabilité", a déclaré à la presse le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov.
11h37 - Le rouble bientôt introduit dans la ville occupée de Kherson
L'administration russe qui contrôle la ville côtière ukrainienne de Kherson a l'intention d'y introduire le rouble, pour remplacer la monnaie ukrainienne, la hryvnia, à partir du 1er mai, a indiqué jeudi un responsable local russe. "A partir du 1er mai, nous passerons vers la zone rouble", a déclaré Kirill Stremooussov, adjoint au président de l'administration locale russe instaurée depuis la prise de cette localité par l'armée de Moscou au début de l'invasion de l'Ukraine, cité par l'agence Ria Novosti. Les deux monnaies, rouble et hryvnia, pourront circuler en parallèle pendant une période de transition qui pourra durer quatre mois, a-t-il indiqué.
10h05 - Ukraine: "Une guerre au XXIe siècle est une absurdité"
"Une guerre est une absurdité au XXIe siècle", a déclaré jeudi le secrétaire général de l'ONU à son arrivée à Borodianka, une des localités de la banlieue de Kiev où les Ukrainiens accusent les Russes d'avoir commis des exactions pendant leur occupation de la région en mars.
Antonio Guterres, qui effectue sa première visite en Ukraine depuis le début de l'invasion russe le 24 février, a fait ces déclarations aux journalistes devant des habitations en ruines, accompagné de militaires ukrainiens et de responsables des autorités locales. "J'imagine ma famille dans une de ces maisons aujourd'hui détruites et noircies", a-t-il déclaré devant les journalistes. "Je vois mes petites-filles courir en panique. La guerre est une absurdité au XXIe siècle, aucune guerre n'est acceptable au XXIe siècle", a-t-il ajouté.
6h03 - La Belgique prête à proposer 60 places de revalidation pour des patients venant d'Ukraine
La Belgique va proposer aux autorités ukrainiennes de mettre à disposition 60 places dans des centres de revalidation, pour accueillir des patients souffrant de lésions de la moelle épinière, de lésions cérébrales traumatiques ou de polytraumatismes dont des amputations. Cette proposition, validée au niveau fédéral, est faite à la suite de demandes de Kiev en ce sens, indique jeudi le cabinet du ministre de la Santé publique Frank Vandenbroucke.
5h52 - Le Premier ministre polonais demande de l'argent à l'UE pour accueillir les réfugiés
Le Premier ministre polonais Mateusz Morawiecki souhaite que l'Union européenne aide financièrement son pays à accueillir les réfugiés en provenance d'Ukraine, a-t-il déclaré au journal allemand Bild.
M. Morawiecki a souligné dans cette interview que son pays accueille quelque 2,5 millions de réfugiés ukrainiens "pour lesquels nous avons ouvert nos portes et nos cœurs". Mais la Pologne a besoin d'argent pour financer ses efforts. Jusqu'à présent, l'UE n'a "pas payé un centime" pour accueillir les réfugiés, a déclaré M. Morawiecki. Le premier ministre polonais réclame désormais un "traitement équitable" pour son pays.
3h26 - Le Parlement canadien condamne un "génocide" contre les Ukrainiens
Les députés canadiens ont adopté mercredi une motion condamnant les "actes de génocide contre le peuple ukrainien" menés par la Russie et reconnaissant qu'il existe "des preuves claires et abondantes de crimes de guerre et de crimes contre l'humanité systématiques et massifs".
2h44 - Des morts et blessés dans de nouveaux bombardements à Kharkiv
Au moins trois personnes ont été tuées et six blessées dans des bombardements dans les environs de Kharkiv en Ukraine, ont rapporté mercredi des représentants des autorités locales, qui affirment que la Russie est responsable des pertes civiles.
Deux des six blessés sont dans un état grave, a déclaré le chef de l'armée régionale, Oleg Sinegubov. L'armée russe a déployé de l'artillerie et des mortiers. L'armée ukrainienne a réussi à infliger des pertes à la partie russe, a-t-il précisé. Ces informations ne peuvent toutefois être vérifiées par des sources indépendantes. En outre, plusieurs explosions sont signalées par l'Ukraine dans la ville de Kherson, tenue par les Russes.
2h12 - L'UE accuse la Russie de "chantage" au gaz, Moscou dit avoir détruit des armes livrées à Kiev
L'Union européenne a accusé mercredi la Russie de "chantage" au gaz après qu'elle eut fermé le robinet d'"or bleu" à la Pologne et à la Bulgarie, tandis que Moscou affirmait avoir détruit "une grande quantité d'armes" fournies par les Occidentaux aux Ukrainiens.
De son côté, après avoir rencontré la veille le président Vladimir Poutine dans la capitale russe, le secrétaire général des Nations unies Antonio Guterres est arrivé en Ukraine, sa première visite dans ce pays depuis le début de l'invasion russe le 24 février. Il se rendra jeudi dans la banlieue de Kiev, à Boutcha, Irpin et Borodianka, théâtres d'exactions imputées à l'armée russe par les Ukrainiens.
Au moment où les Occidentaux intensifient leurs efforts pour armer les Ukrainiens face à la Russie, le ministère russe de la Défense a affirmé que "des hangars avec une grande quantité d'armes et de munitions étrangères, livrées aux forces ukrainiennes par les Etats-Unis et des pays européens, avaient été détruits avec des missiles Kalibr tirés de la mer sur l'usine d'aluminium de Zaporojie", dans le sud de l'Ukraine.
23h52 - Londres en appelle au "courage" pour fournir des armes lourdes à l'Ukraine
La ministre britannique des Affaires étrangères Liz Truss a appelé mercredi à un renforcement des livraisons d'armes lourdes et d'avions à l'Ukraine, soulignant que le temps est au "courage" face à la Russie.
Dans un discours mercredi soir à la résidence officielle du lord-maire de la Cité de Londres, la cheffe de la diplomatie britannique a également souligné que la Chine doit "jouer selon les règles" et que "les agresseurs regardent ce qui s'est passé en Ukraine".
23h - Le président ukrainien accuse la Russie de vouloir provoquer une crise mondiale des prix
Pour venir en aide à l'Ukraine, la Commission européenne a proposé mercredi de suspendre pendant un an tous les droits de douane sur les produits importés de ce pays dans l'UE. La proposition doit encore être approuvée par le Parlement européen et les 27 Etats membres.
"Cela nous permettra de soutenir l'activité économique au maximum en Ukraine et de préserver notre production nationale", s'est félicité dans la soirée le président Volodymyr Zelensky.
Le Royaume-Uni avait annoncé lundi avoir pris une telle mesure. "La commission européenne est d’accord de retirer les droits de douane et les quotas sur les exports ukrainiens pendant un an, ainsi que les tarifs anti-vente à perte. Des exports suffisants de nos produits vers le marché européen, et mondial, constituent un outil anti-crise essentiel. La Russie tente de provoquer une crise mondiale des prix. Elle veut créer le chaos dans les marchés, et surtout le marché alimentaire. Les exports ukrainiens aideront à préserver la stabilité des marchés. C’est bénéfique pour nous, mais aussi pour tous les européens."

