Les doyens souhaitent plus de sérénité pour les étudiants. Mais quels seraient les avantages d’un concours de médecine ? "Les étudiants pourront, ce qu’ils n’ont plus pu faire depuis trop longtemps, étudier sereinement puisqu’une fois qu’ils auront accédé aux études, ils seront certains d’être médecin ou dentiste à la fin de leurs études", note Françoise Smets, doyenne de la faculté de médecine de l’Université catholique de Louvain. "Ils seront certains d’avoir un numéro INAMI, ils seront certains d’avoir une formation de qualité et pourront étudier sereinement", dit-elle encore.
Avec le système actuel, les étudiants en médecine ne sont pas sûrs de pouvoir exercer à la fin de leur cursus. Pourtant, la Fédération des Étudiants Francophones (FEF) se prononcent contre ce projet de concours d’entrée, qu’elle juge inégalitaire. "Les étudiants et les élèves, en fonction de leur milieu socio-économique, ne sont pas préparés de la même manière à ce type de concours. Donc, le concours va vraiment opérer un tri social et ça c’est inacceptable. Nous, on ne peut pas s’y faire", pointe du doigt Lucas Van Molle, président de la Fédération des Étudiants Francophones.
Dans son projet de loi, le ministre fédéral de la Santé prévoit de véritablement restreindre le nombre de numéro INAMi. Pour les doyens des facultés de médecine, un concours éviterait d’éliminer des étudiants pendant leur formation.
