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Le feu reste allumé autour de Johnny, 5 ans après sa disparition

Concert de 1992 au cinéma, contenus sur TikTok, documentaires, exposition, livres, tournée de chansons en symphonique, coffrets gargantuesques: tout est fait pour redonner l'envie autour de Johnny Hallyday, disparu il y a 5 ans le 5 décembre.

Le rocker préféré des Français a laissé son empreinte dans l'imaginaire collectif mais les nouvelles générations sont aujourd'hui approchées, qu'il s'agisse d'initiatives de l'entourage de la star, des maisons de disque, ou d'autres parties.

Netflix a ainsi dégainé au printemps "Johnny par Johnny", série-documentaire au montage nerveux. Sans la participation de sa veuve Laeticia, qui réplique avec le documentaire "Johnny par Laeticia" le 8 décembre à la télévision, sur M6.

Parallèlement, le label Panthéon (branche d'Universal) propose des contenus sur TikTok, avec notamment des hashtags-hameçons comme "#JohnnyWaouh", fléchant "ses entrées en scène mythiques, ses costumes délirants".

Les utilisateurs le verront descendre d'un hélicoptère en filin au Stade de France en 1998 ou combattre à la hache sur scène en 1982, dans des costumes inspirés du film "Mad Max", qui font penser aujourd'hui à ceux de la série "Game Of Thrones".

"Personne n'a pris sa place et personne ne la prendra", souligne auprès de l'AFP Xavier Perrot, chef de projet du label Panthéon, qui supervise le best of "Itinéraire d'une Légende", décliné en plusieurs formats, et un "Coffret collector Bercy", soit plus de 20 heures de live audio et vidéo, avec des images de répétitions inédites.

- "Sa dramaturgie" -

C'est en concert que le mythe se forge. "Il n'aurait pas eu la reconnaissance, la notoriété, le succès, sans sa dimension sur scène, ce qu'il a incarné, les personnages qu'il a endossé, sa dramaturgie, ses mises en scène toujours plus amples", poursuit Xavier Perrot.

Le 5 décembre, son concert de 1992 à Bercy sera d'ailleurs projeté en séance unique dans 200 cinémas en France, Suisse, Belgique et Luxembourg.

Et la musique de l'interprète de "Gabrielle" continue à circuler sur scène avec le "Johnny Symphonique Tour". La voix du chanteur est accompagnée d'un orchestre symphonique et d'un chœur sous la direction d'Yvan Cassar. Cet arrangeur-star fait partie de ces musiciens marqués par leur collaboration avec la vedette.

Comme Yodelice, musicien-producteur. "J'ai participé à quatre albums pour Johnny, des liens très forts se sont tissés. J'en retiens une multitude de sentiments pour la plupart pas ordinaires, totalement fous, comme un rêve. Il me manque énormément", confie Yodelice à l'AFP.

- "Vraiment barré" -

Comme Yarol Poupaud, qui fut son guitariste pendant les six dernières années. Cet ancien préposé à la six cordes du groupe FFF, également chanteur, reprend des chansons de Johnny de la période 1960-70 dans un album "Fils de personne" prévu vendredi. L'occasion de découvrir un Hallyday méconnu au détour de "Rivière... ouvre ton lit", morceau-titre d'un disque de 1969 sous influence psychédélique.

"+Rivière...+, c'est un album vraiment barré. Johnny traîne à Londres à ce moment et monte dans le train du psyché", raconte à l'AFP Yarol Poupaud. Les différentes périodes de la vie de la mégastar sont retracées en photo dans "Johnny Hallyday - Les années Tony Frank", un des livres (éditions Epa) les plus riches parmi ceux publiés cette année. Photographe de renom (il signe la couverture de l'album "Histoire de Melody Nelson" de Serge Gainsbourg) et complice de Johnny, Tony Frank l'a suivi au plus près pendant presque 40 ans.

Les fans iront à "Johnny Hallyday l'Exposition", un projet immersif porté par Laeticia Hallyday qui ouvre à Bruxelles (le père de Johnny, né à Paris, était belge) le 20 décembre, jusqu'en juin 2023 (à Paris début 2024).

"Avec Johnny, on s'est fait des promesses. J'essaie d'honorer ma promesse de continuer à le faire vivre, à faire vivre son œuvre. Johnny est éternel", indique sa dernière épouse à l'AFP.

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