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Émeutes dans le centre de Bruxelles: qui sont les casseurs? Que risquent-ils?

Des émeutes ont éclaté dans le centre de Bruxelles, dimanche en fin d'après-midi, après la victoire du Maroc contre la Belgique dans le cadre de la Coupe du monde de football au Qatar. Une centaine de policiers, munis de canons à eau, ont dû intervenir contre des supporters qui ont détruit du mobilier urbain et ont lancé des projectiles en direction de la police.

Ce dimanche, une centaine de policiers, munis de canons à eau, ont dû intervenir contre des supporters qui ont détruit du mobilier urbain et ont lancé des projectiles en direction de la police. Qui sont ces casseurs ? D'où viennent-ils et quel âge ont-ils? Risquent-ils d'être poursuivis ? Autant de questions qui se posent au lendemain de ces événements.

Ils sont qualifiés par les autorités de casseurs ou encore de hooligans, soit des personnes adeptes du sport utilisant la violence par plaisir ou par revendication. Certains sont cagoulés pour garder l’anonymat, d'autres s’identifient comme supporters de l’équipe de football marocaine. Alors qui sont-ils vraiment ? "On a plutôt l'impression que ce sont des très jeunes. Il y avait des mineurs. La responsabilité des parents peut être engagée. S'il y a des frais et des dégâts, on peut identifier les auteurs et nous avons déjà procédé à des dizaines d'arrestations et nous analysons toutes les images, les parents peuvent se retrouver responsables. Je ferai tout pour qu'ils paient les dégâts", éclaire Philippe Close, bourgmestre de Bruxelles.

Il faut les condamner fermement.

Ces mineurs étaient pour la plupart de 14, 15 ou 16 ans. Certains étaient munis de leur téléphone pour filmer la scène et publier la vidéo sur les réseaux sociaux. "Il ne faut pas essayer de trouver des excuses en disant qu'ils ne viennent pas d'un quartier ou de l'autre. Pour la plupart, ce sont des jeunes qui ont grandi en Belgique pour la grande majorité et qui savaient ce qu'ils faisaient. Je ne veux pas être le bourgmestre qui va essayer de trouver une causalité à ces incidents. Il faut les condamner fermement, qu'ils soient identifiés, poursuivis et qu'ils paient", assure Philippe Close. 

Que risquent les coupables ? Une condamnation pénale et des amendes très lourdes pour dégradation de l’espace public. L’enquête se poursuit. "Une personne a été privée de liberté judiciairement. Il s'agit d'un mineur, qui a été relaxé après audition. L’enquête se poursuit avec l’analyse des images de vidéo-surveillance, pour identifier d’autres auteurs", indique le parquet. 

Ce 1er décembre, lors du prochain match du Maroc, il n'y aura aucune interdiction de rassemblement dans le centre de la capitale. Mais d'après le bourgmestre, les services de police seront vigilants.

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