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Voici le visage des 5 bourreaux présumés de Valentin Vermeesch, jeune déficient mental torturé puis noyé par ses "amis" à Wanze

Le procès des assassins présumés de Valentin s'est ouvert ce mardi. Les 12 jurés seront désignés cet après-midi. Ils devront juger de l'assassinat, de la torture, du viol et de la séquestration du jeune garçon la nuit du 26 mars 2017 à Huy. Cinq jeunes sont sur le banc des accusés. Ils sont aujourd'hui âgés de 18 à 23 ans.

Voici les visages d'Alexandre Hart (21 ans), Belinda Donnay (22 ans), Dorian Daniels (22 ans), Loïck Masson (23 ans) et de K.W. (18 ans, mais mineur au moment des faits).



Ce sont eux qui auraient tué le jeune Valentin Vermeesch, un jeune homme souffrant d'un handicap mental qui les considérait comme ses amis, la nuit du 26 au 27 mars 2017 à Wanze en le jetant dans le Meuse, les mains menottées dans le dos, après des heures de torture, en partie filmée.

Le corps du jeune homme de 18 ans a été retrouvé sur les bords de la Meuse à Huy le 14 avril 2017. L’expertise montre qu’il est mort noyé.

A Huy, certains savaient ce qui s'est passé. K.W. raconte à ses copains les tortures infligées à Valentin, il leur montre même les images filmées ce soir-là. Mais personne ne dénonce jusqu’à la découverte du corps. "Il n'y avait pas plus naïf que Valentin, dit Simone Cornet, la tante de Valentin, au micro de RTLINFO. Il croyait en tout le monde, il pensait que tout le monde l'aimait, il ne voyait pas le danger du tout".

Mais le soir du 26 mars 2017, le danger était bien présent. Il se trouvait dans le studio de Belinda Donnay et avait le visage des "amis" de Valentin, dont Alexandre Hart.

Ceux-ci invitent le jeune homme, ils lui imposent des gages, ils le forcent à boire et à fumer des joints. Puis, ce sont les menaces, les humiliations, les brûlures, les coups d’une extrême violence, et même le viol. "A aucun moment il n'y a une quelconque prise de conscience de qui que ce soit pour dire 'Stop, on va trop loin, il faut arrêter'. Non, on va jusqu'au bout", rappelle Alexandre Wilmotte, avocat de la famille de Valentin.

Le groupe se dirige vers la gare de Statte où Valentin est attaché à une barrière, et roué de coups encore. Puis il est emmené le long de la Meuse et menotté. "A ce moment-là, malheureusement, Valentin était parfaitement conscient et je dirais même qu'il était parfaitement conscient de la mort qui l'attendait", ajoute l'avocat de la famille de Valentin.

"J’étais là pour passer une soirée entre amis", dit Valentin sur la vidéo de son calvaire. Vers 4h du matin, un de ses "amis", Alexandre ou Belinda, le pousse à l’eau. "Parfois, dans cet effet de groupe, il y a des comportements qui sont insensés, inacceptables, incompréhensibles en tout cas chez chacun d'entre eux, sauf à expliquer qu'il y a eu une soumission que ça plaise ou non à son conseil, de monsieur Alexandre Hart", estime Jean-Dominique Franchimont, avocat de Belinda Donnay. "Il est beaucoup plus simple pour d'autres de se cacher derrière le paravent de suiveur pour essayer d'amoindrir ses responsabilités, rétorque Renaud Molders avocat d'Alexandre Hart. Ce ne sera pas le cas de monsieur Hart qui assumera ce qu'il a fait et qui est prêt à entendre qu'il sera condamné". 

Comment expliquer la barbarie dont ont fait preuve les cinq accusés ? Quel est le moteur d’une telle violence et surtout quel avenir pour ces jeunes dont le cadet n’a que 18 ans ? Ce procès difficile devrait durer un mois.

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