Il y a 25 ans, jour pour jour, le ministre d'Etat André Cools était assassiné à Cointe, sur les hauteurs de Liège. Des hommages lui sont rendus aujourd'hui à Flémalle, la commune dont il a été longtemps le bourgmestre. Un dépôt de gerbe ce matin au parc communal, et ce soir, une cérémonie, ce soir, en présence de nombreuses personnalités.
Le 18 juillet 1991, André Cools mourait assassiné de plusieurs balles devant chez lui. 25 ans plus tard, il reste pourtant encore beaucoup de zones d'ombres. Des condamnations sont tombées, des "affaires" ont éclaté, un 3e procès est même encore programmé bientôt à Namur. Rappel des faits de ce qui s’était passé à l’époque.
Les images de son corps emporté par la police ont fait le tour du monde
Il était 7h25 à l’entrée du quartier de Cointe, sur les hauteurs de Liège. André Cool s’apprêtait à prendre sa voiture quand cinq coups de feu ont retenti et deux balles ont frappé le ministre d’État à la gorge et à la tempe. Il s’est effondré et ne s’est plus jamais relevé. Les images de son corps emporté par la police ont fait le tour du monde.
André Cools et Alain Van der Biest ennemis jurés?
Président du parti socialiste, ministre, député, l’homme au caractère entier était parfois colérique et était omniprésent sur la scène politique. Après son assassinat, perquisitions et auditions se sont enchaînées. Mais il aura fallu neuf ans d’enquête pour un des plus importants dossiers des annales judiciaires du pays. Finalement, les deux tueurs tunisiens sont condamnés dans leur pays. Quant aux six commanditaires, la justice les a trouvés dans l’entourage du ministre Alain Van der Biest, en conflit ouvert avec André Cools. Mais Alain Van der Biest s’est suicidé.
Des peines de prison
La justice a pourtant suivi son cours. Un procès hors norme s’est ouvert 2004. Il a duré 12 semaines et 400 témoins ont été entendus. Les accusés sont au final condamnés. Parmi eux se trouvait Richard Taxquet, il a écopé de 20 ans de prison. L’arrêt a finalement été cassé en 2009 par la Cour européenne des droits de l’homme.
Un troisième procès bientôt
Depuis 1991, il y a déjà eu deux procès et de nombreuses condamnations. Pourtant, il n’y a toujours pas de réponse claire. Qui a voulu la mort d’André Cools ? Un troisième procès aura lieu à la mi-janvier, avec sur le banc des accusés : Richard Taxquet, qui nie toujours les faits, et Domencio Castelino, qui avait reconnu à l’époque avoir véhiculé les tueurs tunisiens.
