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Entre réussite et tapage nocturne, le piétonnier de Bruxelles est en place depuis un mois

Cela fait un mois maintenant que le nouveau piétonnier est installé dans le cœur de Bruxelles. Vivement critiqué notamment en termes de mobilité, quel est le sentiment des habitants un mois après son installation? Il y a certaines améliorations.

Sur le boulevard Anspach devenu piétonnier, Dorian a trouvé sa place. " Avant, on allait au centre sportif pour jouer au ping-pong. Maintenant on vient presque chaque jour ici. Les gens se rencontrent ", indique le jeune adolescent au micro du RTLinfo 13H sur RTL-TVi.


"Très agréable" 

Convivialité. C’est le point positif ressenti par les habités et les autres sur cette avenue libérée des voitures depuis un mois. "Les gens discutent, on fait des matchs contre toute sorte de gens. Ça, c’est chouette. C’est calme aussi. Le bruit, on n’entend rien", témoigne un habitant du quartier. Un touriste brésilien de passage ajoute: "Je trouve cela très agréable. C’est vraiment très sympathique, on peut s’asseoir, boire un café, les enfants peuvent jouer, on peut discuter, etc."


Une aubaine pour les commerces

Les commerçants cherchent encore à adapter leur programme de livraison, autorisé en 6 et 11h. La fréquentation de leur enseigne est stable, selon certains, voire en augmentation. "Il y a beaucoup plus de gens qui viennent, plus de piétons qui passent. Il y a plus de mouvements dans la rue. Pour le commerce, ça se passe bien. On a beaucoup plus de clients pour l’instant", raconte un restaurateur du quartier. D’un point de vue mobilité, le trafic est devenu moins dense en périphérie du piétonnier. Est-ce grâce aux vacances ou à l’adaptation des comportements ? Les automobilistes rencontrés aujourd’hui semblent prendre le pli de ce bouleversement: "Ce n’est pas évident, mais ça va. Il y a moyen de se débrouiller. En zigzaguant un petit peu, il y a moyen d’y arriver", dit l’un d’entre eux.

Point noir peut-être, les nuisances. Si les déchets jetés à terre sont en régression. À la tombée du jour, le tapage nocturne semble en augmentation, causée par les fêtards et les sans-abris.