Anthony Vanden Borre a violemment écorché son entraîneur Besnik Hasi et ses coéquipiers, jeudi dans une interview accordée aux journaux Het Laatste Nieuws et Sudpresse. Le défenseur d'Anderlecht a été versé dans l'équipe B il y a quelques jours. Désormais, il crache sa bile dans le journal... et risque de na pas retrouver le noyau A dans un avenir proche.
Interrogé sur les raisons de son renvoi dans le noyau B d'Anderlecht, l'arrière droit Anthony Vanden Borre a expliqué qu'il a pris la parole mardi lors de la séance de théorie, après la défaite à Ostende. "Coach, avant de toujours critiquer les joueurs, je pense que le staff doit aussi faire son autocritique", a avancé Vanden Borre. "C'est là que le T2 (Geert Emmerechts, ndlr), le T3 (Mohamed Ouahbi, ndlr), le T5, je ne sais même pas... tout le staff a réagi. Ils m'ont dit que je ne pouvais pas parler car je ne suis pas au top de ma forme et que je ne suis pas les consignes. Le problème c'est que je l'ai dit devant le groupe. (...) De toute ma carrière, je n'ai jamais vu une altercation verbale qui mène au noyau B. J'ai juste dit mes sentiments mais c'est parti en sucette."
"Hasi se prend pour le Roi"
Repris à 28 reprises en équipe nationale, Vanden Borre a pour cible principale Besnik Hasi. "Il a un problème avec moi, mais il ne me le dira jamais en face. Hasi se prend pour 'le roi'. Il est impossible de discuter avec lui. Je ne le calcule même plus".
Mais ses équipiers dans le vestiaire ne sont pas épargnés non plus par le défenseur. "Dans le vestiaire, on doit juste s'asseoir avec des tapettes. La majorité a peur d'être salie dans les journaux. Je n'ai pas de vrai ami dans le vestiaire anderlechtois".
"Ils ne peuvent pas me forcer à aller ailleurs"
Malgré ces charges virulentes, le joueur de 27 ans, à la critique féroce, ne coupe pas encore tous les ponts avec son club. "Je ne veux pas partir. Je suis à l'aise ici avec un contrat de trois ans. Ils ne peuvent pas me forcer, même avec un pistolet sur ma tempe, à aller ailleurs", a déclaré VDB. "C'est simple: je travaille avec l'équipe B et aussi longtemps qu'Hasi dirige, je reste là. Peut-être un mois, un an ou trois ans. Cela n'a pas d'importance pour moi. Je vais tous les jours aux stages de formation, heureux. Et je serai là pour aider les jeunes, en paroles et en actes".
