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Coronavirus: le secteur des autocars craint des faillites en cascade

 
CORONAVIRUS

Une des professions fortement touchées par la crise est celle de autocariste. Les autocaristes transportent généralement les groupes en excursion. Depuis mars, leurs rentrées d'argent sont de zéro euro. Ce secteur craint des faillites en cascade.

A ce moment-ci de l'année, pour Thierry, autocariste, cela devrait être la haute saison. Il ne devrait être à la maison que quatre jours par mois. Indépendant, il devrait être partagé entre ses multiples excursions et des city-trips mais depuis mars son autocar n' a plus roulé. Il est en maintenance dans une entreprise en Flandre. Ces pertes sont pour le moment évaluées à 73.000 euros. Et cela ne va pas s'arrêter. Les demandes pour l'été se comptent sur les doigts de la main.

Thierry Delcourt témoigne dans le RTLInfo 13H: "Pour l'instant, on a encore un city-trip de quatre jours en Alsace/Forêt Noire et quelques excursions d'une journée mais très très peu. Au début, on pensait à une annulation pour un mois peut-être deux mais très très vite on est arrivé à ce que, aujourd'hui, septembre soit déjà aussi en cours d'annulation", déplore l'autocariste indépendant.

Le secteur estime aujourd'hui que 6.000 autocars sont à l'arrêt en Belgique sur les 8.000 que compte le pays. En conséquence, 10.000 employés sont au chômage temporaire et ignorent quand ils pourront reprendre le travail.

"Tous les responsables du groupe ont des échos de leurs membres qui disent écoutez nous on ne va pas oser monter dans un autocar et se retrouver à quarante ou cinquante l' un à côté de l' autre", explique Thierry.

Le questionnement est également le même sur les conditions de sécurité envisagées. Les chauffeurs élaborent des pistes. "On pourrait mettre des parois souples entre chaque fauteuil", envisage l'indépendant. 

Cet aménagement coûterait mille euros par véhicule sans savoir si les clients reviendront.

 

 

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