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Pourquoi votre prime de fin d'année est-elle autant taxée?

Une prime bienvenue avant les fêtes, c’est celle du 13e mois. Généralement, elle est versée durant la première quinzaine de décembre, parfois en novembre ou en janvier, mais c'est plus rare. Le seul souci, c'est que cette prime est nettement plus taxée qu'un mois de salaire habituel, mais pour quelles raisons ?

Certains d'entre vous l'ont déjà reçue, d'autres pas encore, il s'agit de la prime de fin d'année, qu'on appelle aussi le 13e mois. En Belgique, les travailleurs du secteur public la touchent, en général, entre le premier et le 16 décembre. Dans le privé par contre, les employeurs peuvent la verser entre novembre et janvier. Mais par rapport au salaire mensuel classique, elle est beaucoup plus taxée...

La faute au précompte professionnel

Tout comme un salaire ordinaire, la prime de fin d'année est soumise à trois retenues : les cotisations de sécurité sociale à l’ONSS, la cotisation spéciale de sécurité sociale et le précompte professionnel. C’est ce dernier qui explique principalement le grand montant reversé au fisc. Pourquoi ? Parce qu’une prime de fin d’année est considérée comme une allocation exceptionnelle étant donné qu’elle est versée en plus de la rémunération ordinaire du mois. C’est pour cette raison que le précompte professionnel est plus élevé.

Pour certaines personnes, il peut même grimper jusqu’à 53% du montant brut de la prime. Un employé qui reçoit, par exemple, une prime de 2.000€ brut, une fois le fisc intervenu, n’en reçoit au final que 817.

Tout le monde n'a pas droit au 13e mois

Dans le privé, la prime de fin d'année est obligatoire dans 70% des commissions paritaires. Selon l'UCM, plus d'un travailleur du secteur privé sur deux en bénéficie. Pour connaître le montant de cette prime, le calcul est très compliqué et il varie d'un secteur à l'autre. Dans le privé, les primes sont réglementées par secteur, par convention collective et par commission paritaire.

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