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Exclu: un avocat bruxellois a été inculpé pour trafic international de drogue entre le Maroc et Tournai

Exclu: un avocat bruxellois a été inculpé pour trafic international de drogue entre le Maroc et Tournai

C’est une information RTL: un avocat bruxellois a été inculpé. Il est accusé d'être impliqué dans un trafic international de stupéfiant entre le Maroc et la Belgique. Contrairement à d'autres suspects dans ce dossier, il n'a pas été placé sous mandat d'arrêt. Toujours présumé innocent, il risque jusqu'à 10 ans de prison si les faits sont avérés. Nos journalistes Benjamin Samyn et Thomas Kinet ont mené l'enquête.

L’inculpation date d’il y a plusieurs mois, mais elle a été gardée sous cloche dans le milieu judiciaire. L’homme de loi soupçonné s’appelle Mohamed G. Il est affilié au barreau de Bruxelles et spécialisé en droit fiscal. Il est poursuivi pour trafic international de stupéfiant de type cannabis.

On lui reproche des faits de participation dans le cadre de l’acquisition, la vente, la détention et l’importation de produits. Au moins quatre autres suspects sont également poursuivis. "Le juge d'instruction peut considérer qu'il y a association de malfaiteurs, ce qui est souvent le cas dans le cadre de trafic international de stupéfiants, puisque chacun doit jouer son rôle bien précis pour acheter la drogue, faire venir la drogue, et revendre la drogue sur le territoire", commente Henri Laquay, avocat pénaliste.


Un trafic du Maroc vers la région de Tournai
 
Selon nos informations, le trafic de stupéfiants montait du Maroc vers la Belgique, et plus précisément vers la région du Hainaut occidental. Les inculpations ont été faites par un juge d'instruction tournaisien. Nos recherches nous ont également permis de découvrir que l’avocat Mohamed G. était en 2015 le président d'une mosquée en Wallonie picarde.


L'avocat reste libre pour l'instant

Après son interpellation, l’homme de loi n’a pas été placé sous mandat d’arrêt, contrairement à d’autre suspect dans le dossier. "Il n'est pas du tout automatique qu'une personne soit placée sous mandat d'arrêt. Un juge d'instruction qui estime qu'il y aurait des indices de culpabilité peut très bien inculper, mais ne pas placer sous mandat, s'il estime qu'il n'y a pas de risque pour la sécurité publique ou pour son enquête", explique Frank Discepoli, avocat pénaliste et assistant en droit et procédure pénale à l’ULB.

D’autres personnes ont quant à elles été libérées en attente d’un jugement. Contacté par nos soins, le conseil de Mohammed G. confirme l’inculpation mais se refuse à tout autre commentaire sur l’affaire. L’enquête concernant ce dossier elle est en passe de se terminer.

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