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Mobilité: le nouveau ministre parle du permis à points et des tests de privatisation du rail

 
 

L’écologiste Georges Gilkinet, futur ministre de la mobilité, prêtera serment à 10h devant le Roi aujourd’hui. Avant cela, il était l’invité de Fabrice Grosfilley ce matin sur BEL RTL pour détailler ce que prévoit l’accord de gouvernement sur le plan de mobilité.

Nucléaire

Fabrice Grosfilley : On est sûr qu’on sortira du nucléaire ? L’accord prévoit une évaluation à l’automne prochain, et si on ne peut pas sortir, on ne sortira pas.

Georges Gilkinet : On va sortir. Les partenaires voulaient être sûrs que c’était possible.

Une clause prévoit quand même que s’il y a une tension sur les prix, s’il y a une tension sur le climat, on ne sortira pas du nucléaire.

Il y a une clause de rendez-vous, et je pense que des choix aussi fondamentaux ne peuvent pas se faire sans balise. Mais l’intention de nos partenaires est claire : quand Tinne Van Der Straeten, qui sera ma collègue de Groen à l’énergie, a présenté à la table des négociateurs l’accord final, il y avait un grand respect et une vraie volonté de dire « Maintenant, on y va ». La Belgique sera un pays sans nucléaire.

Donc on va doubler l’éolien off-shore. Malgré tout, si on sort du nucléaire, vous pouvez garantir aux consommateurs que le prix de l’électricité n’augmentera pas, et qu’il n’y aura pas de rupture en approvisionnement ?

C’est en tout cas le périmètre de l’accord, et je voudrais nuancer l’idée que le nucléaire serait moins cher. Si on devait prolonger les centrales nucléaires pendant 10 ans, ça aurait aussi un coup, et ce coût-là, on préfère l’investir dans les énergies de demain.

Mobilité

Vous serez le ministre de la mobilité douce ? Les automobilistes doivent s’inquiéter ?

Entre autre ministre de la mobilité douce, mais la mobilité c’est un ensemble d’autres choses. Les automobilistes ne doivent pas s’inquiéter. Justement, nous voulons diminuer, voire ramener à zéro le nombre de tués sur la route.

Vous étudiez la possibilité d’un permis à points ?

Oui, je pense qu’on doit étudier toute possibilité qui permettra de rendre la route plus sûre, et de la rendre à ceux qui en ont besoin. Permettre aux autres soit de travailler à la maison, soit de proposer des transports en commun confortables et qui arrivent à l’heure. Le vélo est aussi une possibilité.

Le RER

Dans le cadre de la relance post-covid, la commission européenne voudrait investir dans une autre mobilité. Et dans le cadre du Green Deal, nous négocierons avec l’Europe.

Les premières lignes de RER, vers Ottignies-Louvain-La-Neuve, elles seront là à quelle date ?

Je ne vais pas m’engager sur une date, mais mon marqueur en tant que ministre sera d’avancer sur ces chantiers, et réduire le temps qu’il faudra pour les réaliser.

SNCB

On a décidé de donner le rôle de prestataire public à la SNCB.

Dans l’accord, on parle d’appel d’offre sur une portion définie. Ça veut dire la privatisation de certaines lignes ?

Ce sont des expériences pilotes, comme aux Pays-Bas, pour voir ce que ça donnerait si la SNCB était libéralisée. C’est très hypothétique. On a surtout donné à la SNCB la certitude d’être le transporteur de demain, et donc lui permettre d’investir sur du long terme, dans le transport par train.




 

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