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En larmes, Maggie et Joseph expliquent l'importance d'une aide familiale: "J'ai peur de devoir aller dans une maison de repos"

En Wallonie, on compte 7.500 aides familiales. La plupart d'entre elles sont des femmes. Leur travail permet à de nombreuses personnes de rester à la maison, plutôt que d’aller en institution ou à l’hôpital. Pour RTL INFO, nos journalistes ont suivi Sabine durant l’une de ses journées de travail.

Sabine Leisten est aide familiale dans la région de Liège. Chaque jour, elle se rend chez différents bénéficiaires. Pour Sabine, les journées sont toutes différentes. Mais bien souvent, elles commencent dans la chambre à coucher. "On débute avec une petite toilette journalière, on aide les personnes à s'habiller et on prépare le déjeuner", nous indique l'aide familiale. 

Ce vendredi, elle rend visite à Berthe, une dame âgée de 70 ans. Une série d'opérations et de soucis de santé compliquent son autonomie.  La vie à domicile se concentre ainsi sur la vie à la maison. Étendre le linge, aider au ménage, faire la soupe... Certaines de ces tâches sont réalisées avec les bénéficiaires. "Je lui passe les pommes de terre, elle les épluche. Ça lui coupe sa monotonie de la journée et je suis fière qu'elle puisse partager quelque chose avec moi", sourit Sabine.


"Besoin de me vider la tête"

Dans la liste des choses à faire, les pauses sont importantes. Elles sont l'occasion d'écouter des personnes qui sont bien souvent en manque de contacts. "C'est nécessaire quand vous êtes seule toute la journée.. Je ne vais pas parler aux murs", nous confie Berthe. 

Pour Sabine, les déplacements, entre deux prestations, sont des moments de solitude indispensables. "Je mets la musique à fond car j'ai vraiment besoin de me vider la tête. J'ai vécu des choses difficiles avec des personnes qui sont en fin de vie ou encore des personnes qui sont exigeantes", relève Sabine.


"Aller dans une maison de repos? J'ai peur"

Maggie, 86 ans et Joseph, 87 ans, bénéficient eux aussi de l'aide de Sabine. Sans son précieux soutien, rester dans leur appartement ne serait pas possible. En pleurs, les deux retraités n'imaginent pas comment ils pourraient se passer de cette aide. "Aller dans une maison de repos? J'ai peur", confie Joseph. "Ne parlez pas de ça, j'espère ne pas devoir y aller", lâche Maggie, en pleurs. 

Pour Sabine, accompagner toutes ces personnes est une véritable fierté. "Quelle satisfaction après une journée de travail d'avoir pu accompagner un bénéficiaire", souligne-t-elle. 

Les bénéficiaires de l'aide à domicile paient le service en fonction de leurs revenus. Pour les plus défavorisés, c'est 0,87 € de l'heure. Le plafond est fixé à 8,20€. Le nombre d'heures prestées par mois est déterminé selon les besoins par une assistante sociale. En Wallonie, l'aide bénéficiaire représente 7.440 travailleurs en temps plein pour un total de 47.200 bénéficiaires. 

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