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Le calvaire des profs masqués en classe: "J'ai mal à la gorge à force de parler fort et je suis essoufflée" (vidéo)

 
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Après seulement une semaine d'école, certains professeurs se plaignent de maux de gorge et de fatigue, dus au port du masque. Des conditions de travail qui peuvent, selon certains spécialistes, être potentiellement dangereuses pour la santé.

"Déjà vendredi dernier, en fin de journée, j’avais un petit mal de gorge", décrit Marie Briard, professeure de psychologie à l’Institut Notre-Dame de Namur. Cette enseignante admet que le début d’année est éprouvant. "On se sent souvent à bout de souffle, même si des études tendent à prouver qu’au niveau de l’oxygénation, ça va, analyse-t-elle. C’est quand même compliqué et un peu inquiétant. Ce début d’année scolaire est un peu insécurisant dans la mesure où on se sent déjà épuisé en fin de journée".

Cette professeure n’est pas la seule à être épuisée en début d’année. Dans cette école, beaucoup de collègues s’inquiètent. "C’est assez fatiguant car on est obligés d’élever la voix et au niveau de l’articulation, on doit faire beaucoup d’efforts pour se faire comprendre par nos élèves, considère Emilie Dorval, professeure de français à l’Institut Notre-Dame de Namur. A la fin de la journée, j’ai mal à la gorge d’avoir parlé fort".

"On va voir dans le futur si les professeurs vont pouvoir continuer, estime Sylvie Satin, directrice de l’institut Notre-Dame de Namur. Car s’ils ont toujours mal à la gorge, si ça les irrite : qu’est-ce que cela va donner au niveau des maladies ?"

Le port du masque permanent pourrait même être dangereux et en particulier pour les enseignants qui parlent toute la journée. "De par ce forçage, [il peut y avoir] essentiellement des lésions du bord libre des cordes vocales, c’est-à-dire des polypes, des hémorragies, parfois sur la longueur des nodules, qui vont être extrêmement délétères à la voix", décrit Gauthier Desuter, laryngologue aux cliniques universitaires Saint-Luc.

Du côté syndical, la CSC Enseignement demande une réunion d’urgence avec la ministre de l’Enseignement, Caroline Désir, afin d’assouplir la règle, ou au moins, de permettre au personnel des moments d’aérations.

 




 

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