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Pendant sa grossesse, Nathalie a pris un médicament qui a rendu sa fille handicapée: ni son médecin ni la notice ne l'ont prévenu du danger

 
 

Si vous êtes enceinte, attention à la prise de "Dépakine", un médicament utilisé pour soigner l’épilepsie ou les migraines mais qui contient une molécule, le "Valproate", très dangereuse durant la grossesse. Il apparait clairement qu’aujourd’hui, cette molécule est responsable de nombreux handicaps chez les bébés. Pourtant, les médecins et les notices médicales n’y ont pas toujours fait référence.

Milla a 10 ans. Elle est atteinte de dysphasie, un trouble du langage. La petite fille a contracté cette maladie parce que sa maman prenait de la Dékapine pendant sa grossesse. Un médicament contre les troubles du cerveau dont Nathalie ignorait les dangers. "La notice n’était pas correcte", explique Nathalie Rossignol, la maman de Milla. "Elle ne contenait pas les informations nécessaires pour pouvoir faire un choix informé. Si j’avais su le risque que j’encourais, j’aurais décidé de soit ne pas faire un enfant ou décidé de le faire sans prendre ce médicament."


"On ne m'a pas prévenu des risques"

Une notice incomplète, mais aussi des médecins qui à l’époque, ne l’alerte pas non plus. "Quand je suis arrivée là, on m’a dit ‘une grossesse au Valproate – c’est le nom de la molécule – avec de la Dépakine, il n’y a pas de problèmes, on fait ca couramment ici ‘", raconte Nathalie.


"Elle joue sur le développement du  cerveau"

En temps normal, c’est un médicament qui s’avère très efficace. Mais lors d’une grossesse, il doit être interdit. "C’est une molécule qui est très efficace et très bon marché", souligne le docteur Arsène Burny, président de la commission télévie – FNRS. "Elle a très peu d’effets secondaires mais étant donné qu’elle joue sur le développement d’un cerveau, on ne peut l’administrer qu’à quelqu’un chez qui le cerveau est parfaitement développé. "


Des parents ignorent que leur enfant est une victime de la Dépakine

Les notices parlent désormais des risques liés aux syndromes du Valproate. Mais malgré cela, encore aujourd’hui, des milliers de familles ignorent avoir été victimes de la Dépakine. Pour Nathalie et son association belge des victimes du syndrome Valproate, la course ne fait que commencer.


 




 

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