En ce moment
 
 

Séisme en Haïti: deux Belges d'origine haïtienne déplorent la mauvaise gouvernance du pays

 
 

Haïti subit des catastrophes naturelles à répétition. On se souvient évidemment de ce terrible tremblement de terre qui avait fait plus de 200.000 morts en 2010. Mais depuis, qu'est-ce qui a été fait pour prévenir ce genre de scénarios ? Nous avons rencontré des Belges d'origine haïtienne qui dénoncent la mauvaise gouvernance des autorités, et ce depuis des années.

Une malédiction s’abat-elle sur Haïti, touché une nouvelle fois par un terrible séisme ? Pour Marie-Lou, Belge d’origine haïtienne, la réponse est non. "Avec plus d'attention à la population tout simplement, avec des infrastructures appropriées, avec des conditions de travail décentes pour le personnel médical, avec un système éducatif, avec moins de chômage, avec des gouvernants qui prennent leurs responsabilités sur le long terme, on aurait pu éviter de telles catastrophes."

La communauté haïtienne au Bénélux est très marquée par les images et témoignages qu’elle reçoit depuis samedi. Mais elle est surtout en colère vis-à-vis, dit-elle, de la mauvaise gouvernance du pays. Et peu de choses ont changé depuis le séisme de 2010. "Les constructions antisismiques ne sont toujours pas majoritaires en Haïti, les bâtiments qui ont été reconstruits par certaines ONG ou la Fondation Clinton sont reconstruits en béton et avec des tôles sur le toit... Ce n'est rien de correct."

Cette fraternité, c'est ce qui nous sauve

Comment les Haïtiens vont-ils se relever de cette nouvelle catastrophe ? Pour Jean Lavalasse, c’est par la solidarité. Il fait d’ailleurs le parallèle avec ce qu’il s’est passé en Belgique suite aux récentes inondations. "L'exemple de Verviers, c'est quelque chose de fondamental pour moi. Maintenant, la Belgique, au moins, a un miroir où on voit comment les Belges se sont mis ensemble pour le faire. Cette fraternité-là, nous l'avons déjà, c'est ce qui nous sauve."

Hier soir, Jean, Marie-Lou et d’autres représentants de la diaspora haïtienne au Bénélux se sont réunis. Ensemble, ils ont décidé de soutenir un projet éducatif en Haïti. Pour eux, une population éduquée est ce qui permettra au pays de sortir d’une corruption existante depuis la fin de la colonisation.


 




 

Vos commentaires