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Un jeune sur deux accro à son smartphone: "il y a un impact sur la santé physique"

Un jeune sur deux se dit accro à son smartphone. Une étude montre que les jeunes utilisent leurs téléphones principalement pour aller sur les réseaux sociaux. Huit sur dix le font tous les jours.

Facebook, Youtube, les deux applications au top de la popularité chez les jeunes belges, selon une étude des mutualités libres. Ils déclarent y passer, tous réseaux confondus, plus d’une heure et demie tous les jours. Mais pas moins de 18% disent y passer plus de trois heures par jour.

Quel est vraiment le rapport des jeunes avec leurs GSM, Margaux Guyot a posé la question à Xavier Brenez, le directeur des mutualités libres: "Quand on mesure réellement la consommation, on voit qu’en général c'est deux fois plus haut que ce qui est déclaré par les jeunes." Des plates-formes pour garder le lien avec ses amis. 34% des jeunes affirment même avoir davantage de contacts virtuels avec leurs copains qu’en face à face. Des modes de communication qui s’infiltrent aussi dans le cercle familial.

"La première plate-forme qui est utilisée, c’est Facebook, explique Laura Merla, professeur de sociologie à l’université catholique de Louvain. Il y a près de 70% des jeunes qui utilisent Facebook pour communiquer avec les membres de leur famille, y compris la fonction Messenger. En deuxième position, on retrouve Facetime, Skype, WhatsApp, et puis en troisième position on retrouve Snapchat qui est utilisé beaucoup plus par les filles que par les garçons pour communiquer avec les membres de la famille."


Des risques pour la santé physique et mental

Les jeunes sont donc de grands consommateurs d’écrans, non sans risques pour la santé. Xavier Brenez développe: "il y a toute une série d’études qui montrent que ça a un impact sur la santé physique, sur des problèmes de dos, des problèmes de nuque, des problèmes de vue. Ça encourage évidemment la sédentarité. Et ça a aussi de plus en plus de liens avec la santé mentale donc par exemple on voit de plus en plus de liens avec des syndromes de dépression, d’angoisse, de concentration."

Les 12-23 ans gardent tout de même un regard critique sur leur consommation puisque la moitié estime passer trop de temps sur les réseaux sociaux.

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