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En détresse face au confinement, Coline, étudiante de 23 ans, a trouvé refuge dans l'alcool: "Il n'y a plus que ça pour évacuer"

 
CORONAVIRUS
 

Coline Gilsoul, une étudiante de 23 ans, a donné un témoignage bouleversant sur le plateau de C'est pas tous les jours dimanche. Pour faire face au premier confinement, la jeune femme est tombée dans l'alcool. C'était son seul moyen de trouver du réconfort, dit-elle.

La crise du coronavirus est difficile à vivre pour de nombreux Belges et notamment les jeunes. Coline, étudiante en troisième année d'assistante sociale à la Haute école de la Province de Liège, a témoigné de sa situation sur le plateau de C'est pas tous les jours dimanche. La jeune femme de 23 ans a beaucoup de mal à vivre avec la solitude et le manque de contact, mais aussi la grande charge de travail pour ses études. Lors du premier confinement, elle a donc trouvé refuge dans l'alcool. "C'est venu petit à petit. Pour s'amuser, se changer les idées et puis, c'est devenu de plus en plus fréquent. C'est passé d'un petit peu à tous les jours, avec des quantités tout de même importantes."

La force de se reprendre en main

Avec sa meilleure amie, elles ont heureusement eu un déclic et "la force de se reprendre en main"… Mais la deuxième vague est arrivée. "Avec le deuxième confinement, on est un peu confronté à la même situation. On est débordé mentalement, on est en surcharge mentale, en surcharge physique avec toutes les responsabilités qu'on endosse, les cours à distance, le système de télétravail, les jobs étudiant…" Coline travaille dans une grande surface, elle a donc cette chance d'avoir un job d'étudiant. Mais cela lui ajoute également une charge. "Tout ça fait qu'aujourd'hui, on baisse les bras." Elle continue: "Il n'y a plus que l'alcool pour évacuer, plus de sport, plus d'activités, plus de contact social… les larmes, c'est notre meilleur ami."

Des pensées suicidaires

La jeune femme a également parfois eu des envies d'en finir avec la vie. "Ça commence petit à petit et d'un coup, ça vient. On se dit: pourquoi pas ? Mais on pense à toutes les conséquences que ça engendre sur notre entourage, sur notre vie. Ce n'est pas du tout la meilleure solution."

Dans ce cas, il ne faut pas hésiter à contacter le centre de prévention suicide au numéro gratuit: 0800/31.123. Pour la soutenir, la famille de Coline l'appelle tous les matins en visioconférence. Un soutien indispensable selon la jeune femme.

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