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Pourquoi la scission du pays est-elle impossible pour Michel De Maegd: "Bruxelles, c'est le cœur du pays, on ne sait pas diviser un cœur en 2 sinon..."

Les négociations en vue de former un gouvernement fédéral se poursuivent. Depuis près de 400 jours, notre pays est donc dirigé par un gouvernement de transition, dit "d’affaires courantes". La Belgique est-elle finie ? C’est le titre du grand magazine flamand Knack cette semaine. Petit à petit, après plus d’un an sans gouvernement de plein exercice, et devant l’impasse actuelle des négociations fédérales, les voix favorables à la scission du pays se (re)font entendre. Mais au final, quelle est la plus-value d’une Belgique unie ?

Sur le plateau de C'est pas tous les jours dimanche, les avis sont partagés. "Je constate qu'il n'y a qu'une petite minorité en faveur du séparatisme. Et à peine un tiers des électeurs du Vlaams Belang et à peine 25% des électeurs de la N-VA sont en faveur du séparatisme. Dire que les gens ont voté pour la N-VA et pour le Vlaams Belang pour obtenir l'indépendance de la Flandre est complètement faux. Il y a aussi une évolution dans les partis flamands", indique Pieter Bauwens, rédacteur en chef de Doorbraak.

Selon un sondage du journal flamand Knack, 16% des électeurs flamands sont favorables à l'indépendance contre 8% des Wallons. De son côté, Michel De Maegd, député fédéral (MR) veut "rassurer les gens". Selon lui, il n'est absolument pas question de scission. En s'appuyant sur le sondage effectué par Knack, il tient à préciser que les électeurs qui souhaitent la division de la Belgique restent très clairement minoritaires. 

La Belgique est et reste indivisible

"Arrêtons de jouer à se faire peur. Ce sondage du Knack me rassure quand je vois aussi peu de Flamands et aussi peu de Francophones qui sont pour le séparatisme, je trouve ça plutôt encourageant. Pour moi, la Belgique est évidemment de manière pragmatique et de facto indivisible. Je pense que ce qui nous unit est plus fort que ce qui nous divise. Prenons Bruxelles, c'est le cœur de la Belgique. On ne sait pas diviser un cœur en deux, autrement c'est tout le corps qui ne vit plus. Bruxelles, l'Union Européenne, la dette, ce sont des choses qui font que la Belgique est et reste indivisible", insiste le député fédéral. 

Pour Pieter Bauwens, rédacteur en chef de Doorbraak, l'argument avancé par le député fédéral ne tient pas. "C'est toujours agréable dans un tel débat d'en venir à parler de Bruxelles. Généralement cela signifie qu'il n'y a plus d'autre argument pour garder la Belgique unie. Je pense que le mouvement flamand est clair. Il préfère une Flandre indépendante avec Bruxelles mais vu l'histoire belge, Bruxelles s'est écartée un peu de la Flandre et actuellement, je pense qu'une Flandre indépendante sans Bruxelles, malheureusement, est une option meilleure que rester en Belgique", lâche-t-il. 

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