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Les pays d'Europe prennent des mesures fortes pour limiter l'importation de gaz russe: lesquelles?

C'est notamment la guerre en Ukraine qui a fait augmenter les prix de l'énergie. Les ministres européens de l'énergie se réunissent cet après-midi pour discuter du gaz russe : 45% du gaz utilisé en Europe est importé de Russie et les pays européens veulent réduire cette dépendance de 2/3 d'ici à la fin de l'année. Pour y arriver, des actions concrètes sont déjà prises.

En Italie, le gouvernement vient de lancer l'opération "thermostat" : le chauffage doit être baissé de un degré dans les écoles, les administrations, les entreprises ou les habitations. Cet été, la mesure s'applique aussi pour la climatisation.

En Espagne, une action originale se généralise : une baisse de 10% de la fréquence des transports en commun. C'est notamment le cas dans le métro à Madrid. L'objectif est de réduire la facture d'énergie. Le pays veut aussi augmenter son approvisionnement en gaz venant d'Algérie. 

Aux Pays-Bas, le gouvernement se focalise sur le GNL, le gaz naturel liquéfié. Des contrats doivent être conclus rapidement avec les États-Unis ou encore le Qatar. Le terminal gazier de Rotterdam va être augmenté dans cette perspective.

En Allemagne, le gouvernement prévoit un plan de rationnement. Cela passe par une réduction de la consommation en fonction de secteurs. Le pays a déjà baissé sa dépendance au gaz russe de 35% en quelques semaines, mais pourrait aller plus loin.

En Belgique, la priorité est donnée à la Norvège : nos deux pays ont récemment renforcé leurs liens. Le gaz russe représente 6,5% de nos importations contre 43% pour la Norvège. Une campagne de sensibilisation est aussi mise en place avec des conseils pratiques. 

Plus que jamais, l'Union européenne limite cette dépendance vis-à-vis de la Russie. Gazprom précise que les livraisons vers l'Europe ont baissé de 27% entre janvier et avril. 

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