Un an après le passage de l'ouragan Irma, la rentrée des classes sur l'île de Saint-Martin a été compliquée (vidéo)

Un an après le passage de l'ouragan Irma, la rentrée des classes sur l'île de Saint-Martin a été compliquée

Dans les Antilles françaises, cela fait 1 an que l'ouragan Irma s'est abattu. Sur l'île de Saint-Martin, beaucoup vivent toujours dans la précarité, sans eau courante, ni électricité. La plupart des écoles n'ont toujours pas été reconstruites. La rentrée des classes a donc été compliquée.

Sur l'île de Saint-Martin, devant les écoles, les parents manifestent: pour eux, les promesses n'ont pas été tenues. Un an après le passage de l'ouragan Irma, de nombreux bâtiments scolaires ne sont pas prêts pour accueillir les enfants. Une mère témoigne: "Notre grande mauvaise surprise, c'est se rendre compte que très peu de choses ont été faites". Un papa dénonce également: "Aucun établissement du second degré à Saint-Martin n'a fait l'objet des travaux nécessaires."

Dans le primaire, cela peut encore convenir mais les bâtiments du secondaire sont inutilisables et les bâtiments préfabriqués assemblés à la hâte ne conviennent pas toujours.

Franck Balvay, professeur d'éducation physique, lycée professionnel de Marigot: "Le meilleur indicateur, c'est le nombre d'élèves qui ont disparu du système scolaire de Saint-Martin et qui ne seront pas scolarisés à la rentrée. C'est noté un peu partout. On a déjà des échos en terme de quantité d'élèves qui seront admis à cette rentrée là. Par rapport à avant Irma, il en manque un sacré nombre."

Alors qu'à Saint Barthélémy, également touché par Irma l'an dernier, l'essentiel est reconstruit, à Saint-Martin tout a pris du retard. Après avoir été accueilli dans des centres d'hébergement d'urgences, de nombreux habitants ont dû regagner leur maison en partie détruite. Il y a plusieurs causes à cette situation: les ressources financières limitées de la population et l'application de règles d'urbanisme plus strictes et le grand nombre d'habitants non assurés.

Daniel Gibbs, président de la collectivité de Saint-Martin. "Je n'ai pas hésité à grever mon budget de 5 millions d'euros pour venir en aide avec des critères bien précis. Mon but n'est pas de venir en aide à tout le monde. On ne sait pas venir en aide à tout le monde qui n'était pas assuré. C'est venir en aide à des personnes bien ciblées."

L'activité touristique ressource principale de l'île ne devrait reprendre qu'en décembre avec 800 chambres disponibles, soit la moitié de ce qui existait avant le passage d'Irma.

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