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Johannes Strolz remporte la médaille d'or aux Jeux Olympiques 34 ans après son papa

L'Autrichien Johannes Strolz, devenu champion olympique de combiné alpin jeudi aux Jeux de Pékin 34 ans après son père, a réussi cet exploit un an après avoir été exclu de l'équipe d'Autriche faute de résultats.

Sacré après Hubert

Il y a 34 ans, en 1988, Hubert Strolz, père de Johannes, avait été sacré champion olympique de combiné à Calgary devant son compatriote Bernhard Gstrein et le Suisse Paul Accola, Luc Alphand avait lui fini 4e. En pleine forme, l'Autrichien avait aussi pris la médaille d'argent du géant derrière l'Italien Alberto Tomba et la 4e place du super-G.

"Quand je pense à ces photos de mon père avec sa médaille d'or, il m'est difficile de ne pas pleurer. Je réalise un rêve", a assuré Johannes, qui a pu parler au téléphone à son père juste avant de débuter sa conférence de presse. 

Johannes, né le 12 septembre 1992, suit les traces de son père et se montre polyvalent dans ses jeunes années, terminant 3e du super-G des Mondiaux juniors en 2012, juste devant Aleksander Aamodt Kilde, son dauphin jeudi à Yanqing, et termine 4e du combiné l'année suivante.

Coup dur

Au printemps 2021, Johannes Strolz avait été exclu de l'équipe nationale, et donc privé des financements associés, faute de résultats. Un coup dur pour ce skieur de l'ombre qui n'a fini que seize fois dans les points en 67 départs de Coupe du monde depuis ses débuts en 2013.

Avec son ami skieur Marc Digruber, il se promet alors de tout faire pour être au départ des Jeux un an plus tard. L'été et l'automne, il s'entraîne majoritairement seul, se voit parfois accueillir sur des séances par l'équipe italienne ou l'équipe allemande.

Il ne retrouve le collectif autrichien qu'à l'hiver et se voit offrir une nouvelle chance avec la blessure d'Adrian Pertl. Début janvier, il remporte à la surprise générale le slalom d'Adelboden (Suisse) avec le dossard 38, une course d'anthologie disputée sous d'importantes chutes de neige. De quoi lancer sa saison.

"Vraies fusées"

Alors que tous les skieurs professionnels travaillent avec un technicien, dépêché par les marques ou les fédérations pour préparer minutieusement les paires de skis, "Strolzi" (son surnom) se débrouille seul depuis un an.

"Mes skis de descente étaient de vraies fusées aujourd'hui, j'ai pu récupérer les skis de Matthias Mayer (sacré en super-G et 3e de la descente olympique en Chine). Mes skis de slalom étaient parfaits aussi, je les ai préparés moi même il y a deux jours, avec l'aide d'un technicien de mon équipementier."

"Fin décembre la fédération m'avait proposé d'avoir de nouveau un technicien, mais j'ai décidé de continuer à le faire moi-même", a-t-il indiqué en conférence de presse.

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