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"Du jamais vu": trois équipes qui visent la victoire au Tour de France ont subi un contrôle antidopage ce jeudi matin

©Belga
Tour de France 2019

Les contrôleurs de la brigade anti-dopage ont rendu visite aux équipes Jumbo-Visma, Deceuninck-Quick-Step et Ineos, jeudi juste avant le départ de la 18e étape du Tour de France. Steven Kruijswijk, troisième du classement général, George Bennett et Laurens De Plus, ses deux principaux soutiens en montagne au sein de la formation Jumbo-Visma, ont même subi un contrôle sanguin dans l'autobus, à seulement une grosse heure du départ.

Les contrôleurs se sont en effet présentés à la porte du mobil home à 10h05. "Du jamais vu", s'est plaint le directeur sportif Frans Maassen.

"Ils peuvent bien sûr nous contrôler, cela fait partie du cyclisme, mais aussi peu de temps avant le départ, je trouve cela très bizarre. J'espère que les autres équipes auront le même privilège", a ironiquement conclu l'ancien coureur néerlandais. L'opération a en tout duré exactement 29 minutes.

Philosophe, Bennett a juste haussé les épaules. "Je suis pour un sport propre", a-t-il commenté. "Mais bon, là, c'est un peu too much. Au début je croyais même que c'était une blague. Enfin c'est comme ça. Nous ne sommes pas les seuls sportifs contrôlés n'importe où et n'importe quand. Et le cyclisme est malgré tout un des plus grands sports du monde..." "C'est quand même très discutable", aussi près du départ, alors qu'on essaye de se concentrer", regrettait de son côté Laurens De Plus. "A ce moment là vous êtes déjà en pensées dans la montagne, et vous ne songez pas du tout aux contrôles, qui n'en sont pas moins nécéssaires. J'ai dû ensuite passer mon équipement en quatrième vitesse. Je suis résolument pour les contrôles, mais avec un minimum de doigté. Maintenant je ne pense pas qu'on était particulièrement visés, même si on est tous les trois en train de réaliser un bon Tour. Disons qu'on va considérer qu'ils faisaient leur métier, mais aussi que cela vaudrait peut-être la peine d'en reparler à tête reposée, plus tard..." Les Deceuninck-Quick Step Kasper Asgreen, Dries Devenyns, Enric Mas et le maillot jaune Julian Alaphilippe, ont également subi des contrôles jeudi matin, mais à leur hôtel et à un horaire plus conventionnel, juste avant le petit déjeuner, vers 6h30, que pour la Jumbo-Visma.

"Et ce n'était pas le premier contrôle depuis le départ", signale le directeur sportif Geert Van Bondt. "Les coureurs ont dormi une heure de moins que prévu, alors que chaque minute de sommeil compte. Mais ce qui s'est passé dans le bus de Jumbo-Visma me paraît carrément invraisemblable", a conclu Van Bondt, "je n'avais jamais vu ni entendu une chose pareille. Je trouve même cela très étrange...". Enfin les contrôleurs ont aussi rendu visite à Ineos, l'équipe de Geraint Thomas et Egan Bernal, deux candidats à la victoire finale.

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