Accueil Actu Belgique Faits divers

Ce que l'on sait sur les 7 personnes interpellées en Flandre pour avoir planifié un attentat en Belgique

Comme nous vous en parlions ce jeudi, 7 personnes ont été privées de liberté en Flandre car elles sont suspectées d'avoir projeté un attentat en Belgique. Ce que l'on sait ce vendredi, c'est que le suspect principal était sur les listes de l'Ocam (l'organe de coordination pour l'analyse de la menace). Sur cette liste, se trouvent des dizaines de noms et d'informations sur des terroristes ou extrémistes potentiels présents en Belgique.

Cet invidivu était suivi et en le suivant, le service de renseignements et de sécurité a vu apparaître différents noms dans ce dossier. Selon nos informations, ils sont assez jeunes. Le plus jeune a 21 ans et le plus âgé en a 34. Ils sont pour certains déjà connus de la justice pour une petite criminalité. 

Concernant le projet d'attentat, il y avait différentes cibles envisagées ainsi que des scénarios. Ce qui a accéléré le dossier, c'est quand ces individus ont cherché des armes de manière très active. La crainte des policiers est que ces armes soient trouvées et que les individus puissent agir. Les auditions sont toujours en cours. Le juge d'instruction verra les 7 personnes défiler devant lui ce vendredi soir à partir de 18. Il devra prendre alors la décision de les placer ou non sous mandat d'arrêt.

Les enquêteurs sont par ailleurs parvenus à identifier cette menace car ils ont de plus en plus de moyens. La loi a changé et elle permet aux service de sécurité d'intégrer des groupes fermés de manière très active sur les réseaux sociaux. Dans ces groupes, il y a énormément de noms et d'informations, qui ont finalement permis aux policiers d'intervenir dans différents dossier depuis le début de l'année.

La menace tchétchène existe depuis longtemps

La plupart des personnes arrêtées sont d'origines tchétchènes et, selon le parquet fédéral, de fervents partisans du groupe terroriste Etat islamique. Comme la Belgique l'a été à une époque, la Tchétchénie reste un terreau propice pour les djihadistes. "La menace tchétchène existe depuis longtemps. Cela a été peu mentionné dans les médias, mais il y a eu des tchétchènes qui sont partis en Syrie. Ils ont combattu, ce n'est pas un nouveau phénomène", explique Mohamed Fahmi, chercheur en djihadisme à l'ULB. 

L'attentat de Boston en 2013 ou encore l'assassinat de Samuel Paty en 2020 ont été commis par des terroristes tchétchènes. Pour autant, le niveau de la menace terroriste en Belgique n'a pas été relevé. 

"Il y a une menace constante qui existe. Parfois, elle se manifeste mais elle est toujours là. Il est un peu difficile pour le moment de dire si c'est en pleine croissance", indique Mohamed Fahmi. 

Une menace qui émane du groupe terroriste Etat islamique. Toujours en activité, il se concentre aujourd'hui sur certaines parties du monde comme l'Afrique subsaharienne. "Il a réussi à recruter énormément de personnes et il arrive à dominer des villages ou des petites villes dans cette région du monde. La menace est plus grande ailleurs dans le monde, mais elle est toujours présente, y compris dans son foyer historique, en Syrie et en Irak", conclut Mohamed Fahmi.

L'organisation terroriste étant décentralisée, ces cellules opèrent de manière autonome. Cela rend particulièrement difficile sa neutralisation.

À lire aussi

Sélectionné pour vous