(Belga) Les directeurs des centres psycho-médico-sociaux (CPMS) ont réagi vendredi dans une lettre ouverte à la décision du gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles (FWB) de ne pas renouveler après le 30 novembre les contrats de 15% de leur personnel. Ils jugent cette décision "dramatique".
Ayant pour la plupart appris la nouvelle via la presse ou les réseaux sociaux, les directeurs de CPMS déplorent cette décision prise lors du conclave budgétaire de la FWB alors que depuis la crise Covid, le mal-être des jeunes s'accroît, selon eux. "Les services de l'Aide à la jeunesse et les CPAS n'arrivent pas à faire face à l'augmentation du nombre de dossiers à traiter et les parquets sont débordés", dénoncent les CPMS qui constatent également que certains adolescents doivent attendre des mois alors que leur prise en charge par les services de santé mentale est urgente. Les jeunes désemparés, voire en danger, se dirigent vers les CPMS qui croulent sous les demandes. "Dans ces conditions, il n'est pas étonnant que les indicateurs de l'enseignement en FWB tels que le taux de réussite, l'absentéisme et le nombre de secondes sessions n'aient jamais été aussi élevés", déclarent les CPMS qui rappellent être le seul service public accessible gratuitement à tous les élèves. Après avoir rencontré les directeurs de centres psycho-médico-sociaux, des membres de cabinets ministériels du gouvernement de la FWB ont trouvé légitime les demandes de refinancement structurel afin de s'adapter aux besoins actuels des jeunes mais ont plutôt envisagé une réflexion sur les priorités et des glissements d'enveloppes, pointent enfin les CPMS. (Belga)
