Interdire aux casseurs déjà condamnés de participer à des manifestations, c'est le projet du ministre de la Justice. La loi anti-casseur est encore en discussion, mais déjà critiquée, notamment par les syndicats. Philippe Hensmans, le directeur de la section belge francophone d'Amnesty International, a partagé son inquiétude à 7h50 sur Bel rtl matin.
"Le problème, c'est pas tellement le fait qu'on ait de nouvelles peines. Le problème, c'est surtout comment on va les mettre en application", estime-t-il. "La loi belge s'inspire largement de la loi française".
Une personne qui est amenée à comparaître devant le juge après avoir commis des actes de vandalisme dans le cadre d'une manifestation, pourrait se voir interdire d'y participer pendant trois ans.
Pour Philippe Hensmans, cela implique deux choses. La première : "Ça veut dire l'empêcher de circuler. Ce qu'il se passe en France, c'est que chaque fois qu'il y a une manifestation, "à danger", on convoque au commissariat la personne concernée. Elle ne peut pas circuler du tout cette journée", explique-t-il.
Deuxième problème : "C'est vérifier qui sont les gens de la manifestation. Ça veut dire qu'il faudra scanner les cartes d'identité de 10.000 manifestants ou alors utiliser l'intelligence faciale", indique-t-il.
Ce dernier point, pose un souci important, selon Philippe Hensmans. "Ça veut dire que votre vie privée n'existe plus. Si vous allez dans une manif, tout le monde saura, potentiellement, que vous y êtes allés. Or, cela ne regarde personne", conclut-il.

ça va servir à foutre au trou ceux qui pètent nos bagnoles, nos vitrines, etc etc etc lors des manifs et c'est bien ainsi !! que ça te plaise ou pas cher bobo !!