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Plus d’un quart des cols blancs ont déjà perçu une prime cette année. Cela représente 26,9 %, soit une hausse de 10,2 % par rapport à la même période l’an dernier, un record. C’est ce que révèle une analyse du prestataire de services RH Acerta, basée sur les données d’environ 500 000 employés de plus de 44 000 entreprises du secteur privé.
Selon Karolien Van Herpe, experte en paie chez Acerta, les employeurs continuent de privilégier les primes car elles rendent la rémunération plus flexible et motivante. « Les primes ne constituent pas un droit acquis, elles sont fiscalement avantageuses et peuvent être ajustées chaque année », explique-t-elle. L’augmentation du montant moyen des primes reste toutefois limitée à 50 euros, inférieure à la hausse de l’indice.
Des primes plus nombreuses, mais moins généreuses
« Après les primes nettement plus élevées de 2024, on observe un léger ralentissement. » La prime non récurrente (convention collective de travail n° 90) demeure la plus populaire : 14,3 % des employés de bureau en ont déjà perçu une. La prime de participation aux bénéfices progresse légèrement, touchant 2,2 % des salariés pour un montant moyen de 2 474,50 €. Les primes individuelles restent également importantes : 9,3 % ont reçu des options d’achat d’actions (warrants), même si le montant moyen est inférieur à celui de l’année dernière. La prime brute se maintient à 5,2 %.
Les primes gagnent également en popularité auprès des ouvriers : 10,7 % d’entre eux ont perçu une prime cette année, soit 9 % de plus qu’en 2024. La prime moyenne des employés de bureau reste quasiment stable à 6 377 € brut.

























