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Dans les ateliers d’une société de Pont-à-Celles qui produit des plats préparés, comme des tartiflettes, près de 8,5 tonnes d’aliments sont cuisinés et emballés sous vide grâce a ces bobines de plastique. « Pour les types de sacs que l’on utilise, on consomme un mètre de film pour 10 sacs. Pour résumé, dix kilos de produits égale un mètre de film», explique Raphaël Vermeiren directeur de la société de production de plats préparés.
Ce plastique indispensable pour emballer ce type d’aliments est produit avec des ressources fossiles principalement du pétrole brut. Les fournisseurs ont déjà fait savoir que le prix des bobines allait augmenter. « On nous dit qu’en fonction des fluctuations des prix du pétrole actuellement, il va y avoir des augmentations, mais ils ne nous disent pas de combien. Il va falloir quelques semaines avant de savoir les répercussions », note-t-il encore.
Des coûts supplémentaires qui s’ajoutent aux augmentations du prix de la matière première de l’énergie ou encore du transport et qu’il faudra probablement répercuter vers les clients. « On a des surcoûts sur tout, mais avec notre clientèle, on ne peut pas venir toutes les semaines en réclamant 5 centimes ».
Pour Xavier Robben, économiste, l’augmentation des prix aura va agir comme une onde de choc avec des conséquences concrètes dans les prochains mois.
« Nous savons déjà que pas mal de sociétés auront du mal à assumer la hausse des prix. Suite à ça, il v y avoir indéniablement un nombre plus éléve de faillites dans les prochains trimestres. L’état va devoir prendre ses responsabilités et ne pas reproduire les erreurs du passé », estime-t-il.
Dans cette société, le stock de bobines de plastique est acheté pour les 4 mois à venir, le prochain achat risque d’être beaucoup plus onéreux.
Reportage de Benjamin Samyn & Xavier Preyat
























