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La hausse des prix du chocolat vient-elle gâcher la fête de Pâques ?

Par Amaury Detroz
Ajoutez-nous à vos favoris Google L’inflation ralentit dans les supermarchés belges, mais certains produits restent nettement plus chers. À l’approche de Pâques, le chocolat illustre bien cette tendance : malgré une baisse récente du cacao, les prix restent élevés et les consommateurs adaptent leurs achats.

Bonne nouvelle pour les consommateurs : l’inflation dans les supermarchés belges continue de ralentir. En mars 2026, elle s’établit à 2,22 %, contre 2,83 % le mois précédent. Mais derrière cette tendance à l’accalmie, certains produits restent nettement plus chers, à commencer par le chocolat.

Le chocolat toujours sous pression

À l’approche de Pâques, le chocolat illustre parfaitement cette situation. Les prix restent élevés malgré une récente baisse du cours du cacao sur les marchés.

Aujourd’hui, le chocolat au lait coûte environ 16 % plus cher qu’il y a un an, et même 73 % de plus qu’en janvier 2022. Le chocolat noir, lui, a augmenté de 10 % sur un an et de 87 % depuis 2022.

Dans sa chocolaterie à Braine-l’Alleud, Marie-Caroline Vroman constate directement l’impact de ces hausses. En quelques années, le prix du chocolat qu’elle achète est passé de 6 à 11 euros le kilo. Résultat : ses propres prix ont dû suivre, passant de 48 à 68 euros le kilo.

« On s’est adapté, par exemple dans les différents sujets de Pâques, on essaie de faire toutes les tailles pour qu’il y ait un budget pour chaque panier », explique-t-elle au micro de Romain Mayez. « On commence avec des petites figurines à 3 euros et ça peut aller jusqu’à plus de 100 euros. »

En magasin, les clients s’adaptent

Du côté des supermarchés, les prix varient fortement selon les marques. Chez Delhaize, par exemple, il faut compter environ 40 euros/kg pour des œufs Galler, 28 euros/kg pour des œufs Milka, et autour de 20 euros/kg pour les produits de marque distributeur.

Malgré ces prix élevés, les consommateurs ne renoncent pas au chocolat de Pâques.

« Ils n’achètent pas moins, parce que ces périodes de fêtes restent des moments où les gens veulent se faire plaisir », explique la porte-parole de Delhaize, Karima Ghozzi.

En revanche, les habitudes changent : les clients attendent davantage les promotions sur les grandes marques ou se tournent vers des alternatives moins chères, comme les marques de distributeur.

Des prix qui pourraient évoluer

Si le cours du cacao a récemment chuté à son niveau le plus bas depuis 2023, cet effet ne se fait pas encore ressentir dans les rayons. Les contrats d’achat étant conclus sur le long terme, il faudra encore patienter avant de voir une éventuelle baisse des prix en magasin.

En attendant, même si l’inflation globale ralentit, le panier de courses reste sous pression, surtout à l’approche des fêtes.

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