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2,50 €, c’est le prix maximum pour un litre de diesel à la pompe en Belgique. Cette somme est un nouveau record, il dépasse celui du mois d’avril dernier qui était à 2,48 €. Pour un réservoir de 50 litres, il faut compter 125 € de budget afin de le remplir. Cette hausse du prix a un impact sur différents métiers, comme les sociétés de transport.
Notre journaliste, Sarah Salamone est en direct depuis Jemeppe-sur-Sambre, dans une société de transport qui n’a pas d’autre choix que de s’adapter face à cette augmentation. Laure Massart, la gérante de l’entreprise explique l’impact de ce nouveau prix du diesel. « C’est sûr que nous voyons fortement la différence pour notre quinzaine de camions. Pour un plein d’environ 700 euros l’année passée, on est plus ou moins à 1000 euros maintenant. Un plein tous les 3-4 jours, ça fait forcément une grosse différence », explique la gérante.
Fatalement, cet impact va toucher les clients. « On doit remettre l’impact sur les clients. On est à plus de 50 % d’augmentation du carburant. Donc on essaye de remettre ça sur le prix. Mais ce n’est pas toujours facile, on doit essayer de rester concurrentiel. Donc on essaye de calculer des pourcentages afin d’augmenter nos prix. Environ 13 % d’augmentation de nos prix. On essaye mais on veut rester concurrentiel », ajoute Laure Massart.
Cette augmentation sur les clients pourrait être encore plus importante si le diesel vient à augmenter dans les prochains jours. Sur la semaine écoulée, le prix du baril de Brent est descendu pour tourner autour des 100 dollars, alors qu’il pointait précédemment à 108.
Une perte de 3.000 €
Pour Manuel, gérant d’une société de transfert de passagers à l’aéroport de Charleroi, l’impact est également important. « L’impact est relativement énorme pour nous. À titre d’exemple, sur une course entre l’aéroport de Charleroi et l’aéroport de Zaventem, on perd en moyenne 11 € par course, ce qui représente une perte de plus ou moins 3000 € si on considère qu’on fait 300 navettes par mois. Pour une petite structure comme la nôtre, il est évident que ça pèse énormément sur nos finances », raconte Manuel Sperolini, chauffeur de navette indépendant.
Côté solutions, ce sont toujours les mêmes qui reviennent. « Malheureusement, il n’y en a pas 36. On va être forcément contraints de répercuter cette perte sur nos clients. On va essayer de limiter cette augmentation parce qu’on se rend bien compte de la vérité et de la réalité que vivent nos clients. On va commencer par une augmentation de 5 %, ce qui va nous permettre d’absorber un peu la perte. Évidemment, si le prix du carburant continue de grimper, on aura d’autres choix que de revoir de nouveau à la hausse nos prix. »























