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Franck Franclet parcourt 80 000 kilomètres par an dans le cadre de son activité de forain. Il a décidé il y a plusieurs mois de troquer sa voiture thermique contre une hybride pour faire des économies. Résultat, son budget carburant est divisé par deux.
« J’ai acheté une voiture neuve, avec ma société, donc avec un financement. La partie que je rembourse pour le véhicule, c’est ce que je payais avant en plus en gasoil », explique Franck Franclet.
L’an dernier, la Belgique a enregistré une hausse de 55 % des immatriculations de véhicules électriques et 19 % de plus de véhicules hybrides. Antoine Declerc, concessionnaire automobile, le confirme : ses ventes ont doublé depuis janvier 2026. L’une des raisons : l’arrivée des voitures chinoises sur le marché.
« Ces marques proposent des modèles vraiment à bas prix avec un rapport qualité prix incroyable. À l’heure actuelle, on peut rouler en électrique pour moins de 20 000 € », détaille Antoine Declerc.
Sociétés et particuliers, deux profils différents
En Belgique, 80 % des voitures électriques sont enregistrées au nom d’une société. Et pour cause, les avantages fiscaux sont nombreux. Les particuliers, eux, se tournent davantage vers les hybrides rechargeables.
« Le particulier ne roule pas plus de 50 kilomètres dans sa vie de tous les jours. Quand on a des autonomies électriques sur les hybrides rechargeables qui dépassent parfois les 100 kilomètres, leurs trajets quotidiens sont couverts directement par l’électrique à 100 % », précise Antoine Declerc.
Le bioéthanol, une alternative encore bloquée
Autre solution pour faire face à la flambée des prix du carburant : le bioéthanol, moins cher (0,88 € le litre en France) et surtout plus écologique.
« On peut aussi dire que produire des carburants bio en Europe, basés sur des produits bio cultivés en Europe, c’est aussi garder l’approvisionnement énergétique en Europe », explique Hendrik Lemahieu, secrétaire général de l’association belge des producteurs de bioéthanol.
Impossible pour l’instant de le trouver dans une station-service, et son utilisation nécessite quelques aménagements sur le moteur. Mais à ce jour, aucune volonté politique ne semble exister pour le faire arriver sur le marché.





















