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Habitant de la commune de Wanze en province de Liège, Marc doit rembourser une dette de 2.500 € à une société de carte de crédit. Grâce à un arrangement, un versement mensuel de 85 € est trouvé alors que notre auditeur est en période d’invalidité, donc sur la mutuelle. Une fois à la retraite, Marc se rend compte que 108 € sont prélevés automatiquement par la même société, en plus des 85 versés chaque mois.
108 € additionnés à 85 €, cela donne quasiment 200 € chaque mois, et pour Marc, c’est impossible de suivre la cadence. « Pas du tout, parce que mes frais sont les mêmes et le montant de ma retraite est l’équivalent de mon invalidité. Donc j’ai toujours mes frais de femme de ménage, car je ne sais plus le faire moi-même, mes frais d’assurance, mes frais de voiture. J’ai besoin de la voiture pour me déplacer, parce que je ne sais pas faire plus de 50-60 mètres sans devoir m’asseoir. Non, il y a plein de choses que je ne sais pas faire et j’ai besoin d’une voiture pour me déplacer », avoue notre auditeur.
Est-ce légal ?
« En théorie, il faut arrêter le versement mensuel si une saisie automatique est mise en place. On parle ici de 108 euros ou tout autre montant d’ailleurs. En fait, cette saisie officielle est censée remplacer l’accord à l’amiable de 85 euros, comme on en parlait, qu’on avait durant la carrière », explique Florent Tondeur.
Concernant le côté légal de cette pratique, la réponse est sans appel. « Le procédé est légal, une partie de notre pension peut être saisie si on a manqué à certaines obligations ou si on doit régler des dettes. Mais malgré tout, il vaut mieux vérifier plusieurs choses. Tout d’abord, que cette somme ôtée chaque mois concerne bien cette dette précise et pas une autre. Et puis, c’est bon de le savoir, chez nous, une loi protège les retraités. Une partie de notre pension est totalement insaisissable pour nous garantir notre confort de vie. Tout dépend du montant que l’on gagne, ainsi que du nombre de personnes éventuellement à notre charge dans le ménage », poursuit notre journaliste.
Finalement, une aide peut être demandée. « Un dernier point d’attention, si ce prélèvement automatique est trop lourd à supporter pour le budget, on peut prendre contact avec le CPAS de notre commune ou encore un centre de médiation de dette pour demander une baisse de ce montant prélevé chaque mois », annonce Florent Tondeur.






















