Accueil Actu

Des capitales annulent leurs fêtes de nouvel an face à Omicron, ce "virus extraordinaire"

Londres annule ses festivités pour le nouvel an alors que la reine d'Angleterre restera au château de Windsor. Paris et le Maroc avaient déjà pris des mesures similaires tandis qu'aux Etats-Unis, Omicron est passé de 12,6% des cas à 73,2% en une semaine à peine.

Le maire travailliste de Londres, Sadiq Khan, a annoncé lundi soir l'annulation des festivités prévues dans la capitale britannique pour le Nouvel An, face à l'augmentation drastique des cas du très contagieux variant Omicron.

"Avec des infections de Covid-19 à des niveaux records dans notre ville et au Royaume-Uni, je suis déterminé à (...) faire tout ce qui est possible pour ralentir la propagation du nouveau variant et veiller à ce que nos services (de santé publique) ne soient pas débordés cet hiver", a indiqué dans un communiqué M. Khan. "Cela signifie que nous n'organiserons plus cette célébration de 6.500 personnes prévue à Trafalgar Square le soir du Nouvel An", a-t-il annoncé, invitant la population à rester chez elle. "Ce sera très décevant pour de nombreux Londoniens, mais nous devons prendre les bonnes mesures pour réduire la propagation du virus".

Cette fête sur la célèbre place de la capitale britannique avait précisément été organisée comme alternative à un grand feu d'artifice, qui a dû être annulé pour la deuxième année consécutive en raison de la crise sanitaire, ont rapporté les médias londoniens.

A la place, "une émission spectaculaire diffusée en direct" sur la BBC, "célébrant notre ville et soulignant les moments les plus marquants de 2021, sera la pièce maîtresse des célébrations de la Saint-Sylvestre à Londres", explique le communiqué de la mairie.

La France et le Maroc avaient déjà annulés leurs festivités

Ce faisant, Londres emboîte le pas à Paris, qui a annoncé samedi l'annulation du feu d'artifice et des concerts prévus sur la célèbre avenue des Champs-Elysées, ou encore au Maroc, qui interdit l'organisation de soirées dans des lieux d'accueil et a instauré un couvre-feu entre minuit et 06H00.

Selon les autorités, au moins quatorze personnes contaminées par le variant Omicron du Covid-19 sont pour l'instant mortes et 129 sont hospitalisées au Royaume-Uni, l'un des pays déjà parmi les plus touchés par la pandémie en Europe avec plus de 147.000 morts (+44).

Lundi, le pays a enregistré 91.743 nouveaux cas de Covid-19 en 24 heures, laissant les Britanniques divisés entre les inquiets réclamant plus de restrictions et ceux qui s'y disent clairement hostiles pour leur impact sur l'économie.

Le Premier ministre britannique Boris Johnson a averti qu'il "n'hésiterait pas à prendre des mesures" plus restrictives pour endiguer la propagation du variant Omicron, sans pour autant procéder au tour de vis réclamé par certains. "Pour le moment nous voulons que les gens se concentrent sur la prudence", a-t-il ajouté, citant la ventilation et le port du masque.

Le variant Omicron passe de 12,6% à 73,2% en une semaine aux Etats-Unis

Le variant Omicron est devenu largement majoritaire aux Etats-Unis, en représentant 73,2% des nouvelles infections au Covid-19 lors de la semaine qui s'est achevée le 18 décembre, selon des données des autorités sanitaires américaines.

Omicron, extrêmement transmissible, a pris rapidement le dessus sur le variant Delta. La semaine précédente, il ne représentait encore que 12,6% des nouvelles infections et a atteint aujourd'hui jusqu'à 96,3% des nouveaux cas dans trois Etats du nord-ouest des Etats-Unis (Oregon, Washington et Idaho), selon les Centres de prévention et de lutte contre les maladies (CDC). Dans un autre groupe d'Etats du sud-est, comprenant notamment la Floride, l'Alabama et la Géorgie, 95,2% des nouvelles infections sont dues à Omicron, une proportion similaire dans d'autres régions du pays. Le premier décès connu aux États-Unis dû à une contamination par ce variant a également été signalé lundi dans l'État du Texas.

D'abord détecté en novembre en Afrique australe, Omicron a provoqué une vague d'inquiétude et le durcissement des restrictions sanitaires à travers le monde. Le président américain Joe Biden doit prononcer un discours ce mardi sur la réponse de son administration face à cette nouvelle vague épidémique. Il devrait probablement appeler le peuple américain à se faire vacciner et tester. Selon une porte-parole de la Maison Blanche, il n'a toutefois pas l'intention de confiner le pays et il devrait proposer d'autres mesures. L'autotest pourrait par exemple devenir plus accessible.

Dimanche, l'éminent scientifique américain Anthony Fauci, conseiller de la Maison Blanche sur la crise sanitaire, avait averti que le variant Omicron "se déchaînait" à travers le monde, en s'inquiétant du nombre d'Américains toujours non vaccinés. "Ce virus est extraordinaire", avait-t-il dit sur la chaîne CNN en évoquant sa vitesse de propagation. "Il va prendre le dessus", et "nous allons avoir des semaines ou des mois difficiles à mesure que nous nous approchons de l'hiver". "Si les choses continuent comme nous le pensons, nos hôpitaux seront soumis à une très forte pression dans une quinzaine de jours", avait également mis en garde Anthony Fauci sur NBC News.

À la une

Sélectionné pour vous