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Locations de voitures, chirurgies esthétiques... : Sophie, 28 ans, menait une vie de luxe, en volant des identités

Le tribunal correctionnel d'Anvers a condamné Sophia S. (28 ans) originaire de Wommelgem à cinq ans de prison pour s'être enrichie par le biais de vols de données d'identité et de faux. Avec ses amies Khadija H. (23 ans) et Naomi R. (23 ans) d'Anvers, qui ont respectivement écopé de quatre ans et 40 mois de prison, elle a mené une vie de luxe au grand dam de ses victimes. Ces dernières ont obtenu 426.000 euros de dommages et intérêts devant le tribunal.

Le trio s'est rendu à la banque avec des bons de commande pour l'achat d'une voiture. Les intéressées y ont fourni des fiches de paie contrefaites et des informations d'identité volées ou empruntées et ont ainsi obtenu un prêt automobile, sans avoir l'intention d'acheter réellement la voiture. A la place, elles ont ainsi pris l'argent et n'ont jamais remboursé le prêt.

Elles ont par ailleurs eu recours à des documents volés, empruntés ou falsifiés pour ouvrir des comptes, louer des voitures, souscrire des abonnements à des opérateurs de télécommunications et des clubs de fitness, louer des habitations, subir des chirurgies esthétiques et obtenir des primes de naissance. Six connaissances ou amis ont également été jugés.

De nombreuses plaintes de victimes

Ils avaient été recrutés par le trio pour participer à leurs petites affaires fructueuses et pouvaient par exemple, en échange, profiter d'une partie des gains liés aux emprunts qu'elles avaient contractés. Il s'agissait à chaque fois de personnes vulnérables qui avaient une mauvaise situation, étaient aux prises avec une dépendance ou avaient un retard mental.

Deux d'entre elles ont été acquittées, trois ont écopé de travaux d'intérêt général et la dernière a été condamnée avec sursis. Le volumineux dossier pénal contenait de nombreuses plaintes de victimes, flouées entre novembre 2016 et janvier 2020.

Celles-ci ont ainsi été confrontées à des factures et des rappels pour des choses qu'elles n'avaient pas achetées, des prêts qu'elles n'avaient pas contractés et des amendes pour des infractions routières qu'elles n'avaient pas commises. Certaines victimes se sont même retrouvées sur la liste noire et ont dû batailler longtemps pour prouver que leur identité avait été volée.

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