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En marge du procès de ses violeurs, Gisèle Pélicot s'exprime: "J'ai la force de mener ce combat jusqu'au bout, grâce à vous tous"

Gisèle Pelicot, victime pendant une décennie, de viols par une cinquantaine d'hommes jugés actuellement à Avignon, a remercié lundi les manifestants qui ont défilé à travers la France samedi pour la soutenir: "Grâce à vous tous, j'ai la force de mener ce combat jusqu'au bout".

"Je dédie (ce combat) à toutes les personnes, femmes et hommes, à travers le monde, qui sont victimes de violences sexuelles. A toutes ces victimes, je veux leur dire aujourd'hui, 'Regardez autour de vous, vous n'êtes pas seuls'", a dit Gisèle Pélicot en marge du procès qui a débuté le 2 septembre à Avignon.

L'accusé principal, Dominique Pelicot, ne s'est pas présenté lundi dans le box des accusés et l'audience devant la cour criminelle de Vaucluse a débuté sans lui avant d'être suspendue temporairement, les parties civiles dénonçant une situation "anormale". "Aujourd'hui, il ne sera pas là. Sauf s'il est extrait de force" de sa cellule, a affirmé Me Béatrice Zavarro avant que l'audience ne reprenne aux alentours de 9h00. Sans exclure cette hypothèse, elle a indiqué que son client avait en tout cas "préparé une lettre" dans laquelle il indique souhaiter ne pas être extrait de sa cellule afin de se reposer. Il aurait selon son conseil, un caillot dans la vessie et un "début d'infection du rein".  

Le président de la cour peut à nouveau suspendre le procès pour quelques jours voire le surseoir à une date ultérieure. M. Pelicot, accusé d'avoir pendant 10 ans drogué son épouse pour la violer et la faire violer par des dizaines d'inconnus recrutés sur internet à leur domicile conjugal du sud-est de la France (Mazan, Vaucluse), est jugé depuis le 2 septembre à Avignon.  

Dominique Pelicot aurait été extrait dimanche après-midi de sa cellule pour être examiné et faire des analyses sanguines. "Mais c'est sûr qu'il veut toujours s'exprimer, il le fera", a précisé l'avocate.  

Déjà dispensé lundi puis mardi de suivre les audiences en raison de douleurs intestinales, M. Pelicot était réapparu mercredi matin dans son box, visiblement très affaibli, les traits tirés et se tenant la tête dans les mains. Le président de la cour l'avait alors une nouvelle fois dispensé de suivre les débats et avait exigé qu'une expertise médico-légale soit effectuée dans la journée pour prendre une décision quant à la suite de ce procès.

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