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Proposition européenne en faveur des énergies renouvelables: pourquoi la Belgique a-t-elle voté contre?

La Belgique a voté contre une proposition européenne pour favoriser les énergies renouvelables. Notre pays est isolé sur le plan européen. Pourquoi la Belgique a-t-elle dit non? Les ambitions belges pour le climat sont-elles crédibles?

Dimanche, des manifestants prennent à parti la ministre fédérale de l'Energie. 48 heures plus tard, la Belgique s'isole. Elle vote non à une directive européenne pour améliorer l'efficacité énergétique de plus de 32% d'ici 2030, et elle s'abstient pour une augmentation de ses énergies renouvelables à hauteur de 32%. Il s'agissait de deux articles-clés du pacte Énergie propre.

Ce matin, Charles Michel affirme vouloir revenir sur cette décision. "Il semblerait que la Flandre ait bloqué sur le plan européen des décisions en matière climatique. Mon intention est de remettre de nouveau ce point sur la table du comité de concertation dans les prochains jours".

Du côté des organisateurs de la manifestation, le 1er ministre devient le représentant d'un pays qui n'est plus crédible concernant le climat.


"Il faut entendre le message des 75.000 personnes"

"Aujourd'hui, il y a urgence, a affirmé Juliette Boulet, porte-parole de Greenpeace Belgium. Il reste dix ans pour faire face aux enjeux climatiques. Si le 1er ministre a décidé qu'aujourd'hui il allait prendre ses responsabilités, c'est souhaitable et il faut entendre le message des 75.000 personnes qui ont défilé dans la rue dimanche".

Ce matin encore, Marie-Christine Marghem maintient que les régions sont responsables de cet échec. "La concertation se fait au niveau de la commission nationale climat qui est présidée par la Flandre. Avoir dit non ou s'être abstenu n'a servi à rien qu'à donner à la Belgique une image de mauvaise élève, alors qu'aujourd'hui, on va quand même devoir appliquer ce texte, qui a été voté sans nous, et qui s'imposera à la Belgique, c'est-à-dire en fait à la politique des régions", affirme la ministre.

"Dire que c'est de la faute de l'un ou de l'autre, ce serait tellement facile, explique quant à lui Jean-Luc Crucke, ministre wallon de l'Energie et du Climat. Il n'y a jamais personne qui est totalement blanc et jamais personne qui est totalement noir".

Derrière ces dissensions politiques, se cachent trois problèmes : l'impossibilité de respecter les critères environnementaux, notamment au port d'Anvers, le coût de la transition énergétique et le retard accumulé par rapport aux voisins européens.

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